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SarkOUT était le titre de l’édito de P. Siankowski des Inrocks dans le N°1095 relatant la déculottée de Nicolas des beaux  quartiers. Etait même rappelé ses aventureuses et multiples  décisions désastreuses.

Une première fois après une peignée aux élections européennes de 1999, où il arrive troisième avec la liste RPR. Une deuxième en 2012, après avoir perdu à la présidentielle face à Hollande. Et donc une troisième, dimanche, après cet échec cuisant et humiliant et même si le sarkozysme est loin de s’en être allé définitivement (il en reste encore quelques relents émanant, par exemple, d’Estrosi, de Ciotti, de Morano, voire de Fillon lui-même).


Fillon vainqueur, il faut déjà songer à inventer une solution pour contrer, en 2017, cette droite identitaire et ultralibérale à plusieurs têtes, qui s’inspire de Trump, de Thatcher ou bien encore de Poutine.

La balle est désormais dans le camp de la gauche.

La bataille culturelle a commencé, sinon préparons-nous à un long cauchemar national si Fillon parvient à la plus haute marche.

Par contre il semble (du moins à ce jour) que la candidature Fillon « embête » le FN, ce n’est pas pour autant une satisfaction, juste la confirmation que le programme Fillon est très proches de celui de la formation de Marine et d’autre part, la répercussion voulue par les médias, les instituts de sondage, le Medef et les grands argentiers sur la mobilisation de cette élection primaire de droite (peut-être même en sous-marin de l’Elysée en tout cas du PS) atteint les électeurs frontistes et leur posent questions : pourquoi aller à l’extrême lorsque un parti plus conciliant, moins marginal dans l’extrémisme des propos et acceptée de longue date, propose à quelques détails près, le programme seyant à ces droitiers.

Il est bon de lire la réaction rapportée dans un article des Inrocks N° 1095, au sujet de l’élection de Trump par l’américain Dave EGGERS (auteur du cercle).

Elections américaines que beaucoup s’ingénient à comparer aux futures élections françaises, aux dérapages et incompétences des instituts de sondage et surtout dans l’incompréhension des choix électoraux des lecteurs, rassasiés qu’ils sont des apparatchiks, vus, revenus mille fois et leurs promesses jamais tenues, vieilles badernes omniprésentes et obséquieuses ; contributeurs d’écœurement, de défiance et d’abstentionnisme envers la politique et ces représentants (lorsqu’ils ne sont pas véreux –Dassault, Balkany, etc.;).

La majeure partie des Etats-Unis et du monde a pensé que l’élection de Donald Trump était le fait d’hommes blancs en colère et sans diplômes. Or, il a été révélé que 45 % des femmes blanches diplômées ont voté pour Trump. Pensez-y.

Trump est l’un des êtres humains les plus scandaleusement sexiste et misogyne. Il a déclaré qu’il reconsidérerait le droit des femmes à l’avortement, et pourtant, près de la moitié des femmes – des femmes éduquées – ont voté pour lui. Au lieu d’élire la première femme présidente de l’histoire des Etats-Unis, une majorité d’Américaines a préféré élire un homme dont chaque déclaration est un affront à leur encontre, un homme qui va revenir sur des droits acquis depuis plusieurs décennies. C’est dément.

Mais la responsabilité de cette honte – l’un des jours les plus honteux de l’histoire de l’Amérique – doit être partagée par nous tous. Nous n’avons pas assez agi pour arrêter cela. Nous sommes devenus complaisants. Nous avons sous-estimé le besoin de changement à tout prix d’un électorat immature.


Auteur MC avec l’apport de divers articles


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