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… qui peut assurer que l’électorat facétieux, apparemment allergique aux favoris, ne réservera pas une autre surprise de taille dans les prochains jours, semaines, mois de la campagne présidentielle 2017 ?

Volatilité et imprévisibilité

Pour cette primaire de la droite, l’instrument sondagier a également montré ses limites (…) Mais l’essentiel du problème est ici venu de la forte volatilité électorale. Ce sont bien des changements d’intentions de vote dans la toute dernière phase de la campagne qui expliquent la performance de Fillon.

Pas moins de 41% de ses électeurs déclarent avoir fait leur choix « le jour même » (5%) ou « il y a quelques jours » (36%).

Dynamique républicaine

Cela dit, la manière dont se déroule la première primaire de droite apportera un avantage majeur à ce camp dans la compétition présidentielle.

Un précieux tremplin pour Fillon. Un atout d’autant plus appréciable que la droite a pris une nette avance sur une gauche où le jeu des candidatures demeure très confus.

Divisions à gauche

L’élimination de Sarkozy est une très mauvaise nouvelle pour François Hollande qui perd ainsi son repoussoir préféré. Les socialistes se consolent en espérant, comme Jean-Christophe Cambadélis, que la désignation probable de Fillon élargira « le champ des possibles » à gauche. Il est vrai que le président sortant pourrait plus facilement se poser en défenseur du « modèle social » français face à Fillon que face à Juppé.

Jean-Luc Mélenchon, candidat « en marche » peut espérer que son espace se dilatera en l’absence de Juppé. Quant au champion des « insoumis », il tentera plus que jamais de se poser en alternative au libéralisme brandi par le candidat de droite.

La perspective d’un affrontement, au second tour, entre François Fillon et Marine Le Pen se présente sous un jour original. Le positionnement particulier de Fillon rend les choses plus complexes.

Le Pen ne manquera pas de pilonner son libéralisme économique et de prendre une posture sociale face aux rudes réformes préconisées par Fillon. Elle tentera ainsi de récupérer, au second tour, une partie de l’électorat de gauche.


Eric Dupin, Slate.fr – Source (Extrait)