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Les électeurs de la primaire de droite ont tranché de façon nette et sans bavure.

Pour Nicolas Sarkozy (…) … son camp … lui a signifié sèchement qu’il s’était lancé dans le combat de trop.

Nicolas Sarkozy [en incarnant-reprenant] une droite bonapartiste, populaire, populiste ambitionnant de faire barrage au Front national en lui empruntant ses thématiques et sa rhétorique (…) n’a pas convaincu.

[Le personnage et ses 5 années de gouvernance « dictatorialisée », renouant et s’entêtant dans le gestuel et phrasé qui lui avaient « coûté » un premier désaveu en 2012, ajoutez les consignes du PS appuyant Juppé.

Avec l’éviction de Nicolas de Neuilly, le FN perd là un de ses atouts « valorisant » Marine, pour la présidentielle. Quant aux NKM, Le Maire, Poisson et surtout Copé, elle-ils n’ont pas existé avec leurs propositions soient à la marge ou ersatz d’un des 3 « leaders ». MC].

Droite thatchérienne contre droite chiraquienne

  • D’un côté « l’inattendu » vainqueur du jour [pour les sondages mais n’est que le résultat d’un travail de F. F. en sous-marin pendant 4 années … que n’ont pas voulu entendre les sondeurs. MC] Pour François Fillon, son score de 44 % ne peut avoir qu’un savoureux goût de revanche.

(…) [Fillon, son programme c’est,] une droite traditionnelle, solide et sérieuse, provinciale et catholique, notable et bien élevée. (…) Conservateur sur le plan culturel, [il] s’est converti, à l’exercice du pouvoir, à un libéralisme économique et social pur et dur, seul remède, à ses yeux, à l’atonie du pays. A l’instar de Margaret Thatcher au Royaume-Uni autrefois, il propose une purge qu’il estime salutaire.

La dame de fer Margareth Thatcher mâtiné des gants de velours rouges d’un Richelieu !

  • De l’autre côté, (…) Alain Juppé. Héritier de Jacques Chirac et vacciné par le puissant mouvement social qu’il avait déclenché en 1995 en voulant réformer la Sécurité sociale et les régimes spéciaux de retraite, il a retenu du chiraquisme la méfiance à l’égard des postures susceptibles de braquer un pays inquiet. Il est donc le tenant d’une droite plus modérée, plus prudente et qui se veut plus réaliste.

Ne rien faire « en apparence » qui puisse déplaire au bon peuple !

(…) cette primaire (…) un choix réfléchi entre deux philosophies : droite thatchérienne contre droite chiraquienne. (…)


D’après l’Editorial « Le Monde » – Titre original de l’article « Droite thatchérienne contre droite chiraquienne » – Source (Extrait)