Mots-clefs

, , , , , , , , ,

Au PS, certains n’envisagent que « l’après 2017 ».

Selon Lilian Alemagna, « Libération », dans un article intitulé « Aubry (avec Taubira et Bartolone) veulent raccommoder les gauches » Source (Extrait)


« On est en train de rallumer la lumière à gauche et d’enclencher un processus de travail, défend Germain. Ce n’est pas possible d’attendre les législatives pour commencer à se parler! » Un travail réservé normalement à la direction du Parti socialiste.

Pas de Montebourg, ni de Hamon Mais au-delà de remettre – très tardivement – dans une même salle des ex-alliés coincés par les poussées de Mélenchon et Macron et l’indécision de François Hollande, quel est le débouché politique d’un tel « Carrefour »?

Au-delà de poser un jalon d’unité avant 2017 pour espérer, après la présidentielle, reconstruire la gauche « sur ce périmètre » rouge-rose-vert – et pas dans une alliance avec la droite et le centre -, on ne voit pas comment ils vont pouvoir peser dans la campagne de la primaire à gauche sans candidat.

Et pourtant, Germain explique ainsi qu’il n’y aura pas, ce samedi-là à Bondy, de « soutien ». Par exemple, les participants à la primaire opposés à la ligne Hollande-Valls (Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche) n’ont pas été invités. Des proches de plusieurs d’entre eux – comme l’entourage de la maire de Paris, Anne Hidalgo, seront là cependant. « On ne voulait pas que ce soit vu comme une espèce d’audition. On est dans une logique d’affirmation. C’est une démarche sur les idées pas sur les hommes », martèle Germain qui fait aussi que l’on verra quelques têtes – comme le député et porte-parole du PS, Olivier Faure ou le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl – qui soutiendront Hollande s’il se présente.

Manière d’envoyer le message suivant à l’Elysée et à Solférino : une victoire ne se fera pas sans rassemblement de la gauche et ce rassemblement passe par eux. Et à ceux qui disent qu’ils font ce boulot de rassemblement pour le compte de Hollande, Germain répond cash : « Personne ne pense que Martine Aubry est le poisson pilote de qui que ce soit ». (…)

Tout ce monde finira-t-il par présenter ou soutenir quelqu’un? « On fait les choses étape par étape », esquive Germain. Et la plus importante pour eux, on a bien compris qu’elle viendrait après le 7 mai 2017. En attendant, il leur faut occuper le terrain.


Hollande, se prépare-t-il ?

Selon Philippe Martinat, Le Parisien dans un article titré « François Hollande : «Je n’ai pas besoin d’être encouragé» » – Source (Extrait)


Devant des responsables de start-up réunis au sein de l’incubateur Sigfox, dans la banlieue de Toulouse, Hollande en a profité pour glisser un premier message : « Je veux dire à ceux qui doutent qu’il y a un avenir et que cet avenir a un sens et une direction. » Mais c’est surtout à Ayguesvives, dans la banlieue de Toulouse, que le chef de l’Etat, devant un parterre d’élus et surtout de sympathisants PS, a martelé son appel au rassemblement.

« La France doit se rassembler sur l’essentiel », a-t-il insisté en énumérant quatre enjeux : l’investissement, l’éducation, la formation et la transition énergétique. Mais, a-t-il souligné, « l’enjeu majeur c’est la cohésion nationale ». Après avoir défendu son bilan — « les résultats arrivent, les créations d’emplois sont à un rythme permettant de réduire le chômage » —, il a lancé un avertissement : « Nous devons éviter cette culture du dénigrement, de douter de nos forces. On finirait par en oublier nos atouts. »


Benoît Hamon et l’actualité politique de la gauche…

Pour Atlantico dans un article titré « Benoît Hamon : « Emmanuel Macron sait pertinemment qu’il défend à peu de choses près la même vision que François Hollande ou Manuel Valls » » -Source (Extrait)


  • Benoît Hamon : [que vous s’inspire la candidature de Macron].

Deux réactions. La première, c’est que je suis plutôt content qu’un homme politique libéral assumé comme Emmanuel Macron décide d’entrer dans le débat. Je préfère les gens qui s’engagent et défendent leurs idées plutôt que ceux qui restent tranquillement à l’abri des lobbies, des prête-noms, etc.

  • C’est donc plutôt une réaction positive.

Elle est toutefois nuancée par le fait qu’Emmanuel Macron sait pertinemment qu’il défend au fond, à peu de choses près, la même vision du présent et du futur que François Hollande ou Manuel Valls. Cette candidature – et il le sait très bien – complique donc considérablement la tâche de la gauche pour être au second tour de l’élection présidentielle et augmente la probabilité d’un second tour entre le candidat des Républicains et Marine Le Pen.

  • La politique, ce sont des idées mais c’est aussi de l’arithmétique. Si l’on regarde le total des voix de gauche depuis les dernières élections et les sondages, il tourne autour de 35, 36 ou 38% maximum à répartir entre Emmanuel Macron, le candidat issu de la primaire socialiste, Yannick Jadot et probablement un ou deux candidats issus de l’extrême-gauche. On voit donc mal comment, avec autant de candidats, un seul d’entre eux arrivera à approcher les 21-22% nécessaires pour se qualifier au second tour de l’élection présidentielle.

Si ce scénario persistait, la candidature d’Emmanuel Macron aurait une responsabilité historique dans l’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle.

  • Vous aviez été assez ferme ce mercredi en affirmant qu’avec Emmanuel Macron candidat, « il n’y aura pas de candidat de gauche au second tour ». Le pensez-vous toujours ?

Je le pense toujours. En nuançant légèrement, je dirais que ça augmente la probabilité qu’il n’y en ait pas, et rend la tâche extrêmement ardue pour la gauche. Emmanuel Macron propose, par ailleurs, d’affranchir les jeunes travailleurs des 35 heures.

  • De votre côté, vous préconisez, au contraire, de baisser le temps de travail pour faire face à la raréfaction du travail. Cela signifie-t-il que vous vous basez sur deux diagnostics différents de l’état du marché du travail en France et des besoins de l’économie française ?

Je pense que lui et moi n’avons pas du tout les mêmes buts. Le mien n’est pas de répondre aux demandes des entreprises qui aspirent à avoir des travailleurs jeunes, extrêmement productifs et corvéables à merci. Mon objectif sur le long terme est de voir de quelle manière cette opportunité formidable qu’est la révolution numérique se traduit par un progrès social généralisé. Nous assistons à un mouvement historique : tout ce dont l’humanité a besoin aujourd’hui est produit avec de moins en moins de travail humain nécessaire. C’est une formidable opportunité pour réduire le temps de travail et redonner de la liberté et de l’autonomie à des personnes qui dépendent du travail et qui en souffrent. Elles en souffrent car ce travail les broie, est assez peu compatible avec les tâches d’éducation de leurs enfants, l’accompagnement des personnes âgées dépendantes, etc.