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Vendue par l’ancien locataire de Bercy, désormais candidat à la présidentielle, comme la solution miracle à la mobilité et à la création d’emplois, la libéralisation des lignes de bus longue distance est un fiasco. (…)

Tandis qu’il se déclarait officiellement, la loi qui porte son nom s’apprêtait à accoucher d’un scandale social.

Un groupe britannique, pesant 4 milliards de chiffre d’affaires et opérant en France pour le compte d’une start-up allemande via sa filiale Megabus dans le transport par car, « libéralisé » par la loi Macron, va licencier ses 175 employés, non sans avoir « bénéficié des aides de l’État et évité de payer des impôts en France » (…).

Ce coup d’essai du « modèle [libérale] » Macron, sur lequel le candidat s’est soudain fait pudiquement discret ces dernières semaines, a accouché d’un véritable fiasco : 1.400 embauches sur les 22.000 qu’il avait promises (…) soit à peine 6 % de l’objectif. (…)

Des lignes fermées moins d’un an après leur ouverture, une ultra-concentration du secteur à rebours du discours sur les soi-disant vertus de la « libre concurrence », et la guerre menée au service public ferroviaire. [Sans parler des nuisances sonores, de trafics, de pollution diverses et de risques multipliés d’accidents routiers. Au final qu’en sera-t-il des prix bas de lancement pour le client voyageur, une fois la concurrence écrasée et le retour d’un transporteur unique décidant de ses prix fonction d’un cout réel sans aide financière des institutions ? MC]

À peine candidat, déjà sous le feu des critiques

La candidature de l’ancien ministre e l’économie a suscité de nombreuses réactions. (…) Au gouvernement, le premier ministre, Manuel Valls, ne s’est pas fait attendre pour réagir, affirmant qu’il faut « une expérience qui a été éprouvée par le temps »pour gouverner et « refuser les aventures individuelles », sans nommer directement son ancien ministre.

Arnaud Montebourg dénigre quant à lui « le candidat des médias », qui doit encore « démontrer qu’il a des propositions pour transformer le pays ».

Du côté des candidats à la primaire de la droite, les mots ne sont pas tendres non plus. Alain Juppé invite à « ne pas être naïf » face à un candidat qui se présente en « chevalier blanc », alors qu’il «  a totalement cautionné la politique économique menée depuis 2012 », quand François Fillon a la « conviction » que « les Français ne confieront pas leur destin à quelqu’un qui (…) n’a rien démontré ».

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