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Tirons pour la France, une leçon de l’élection présidentielle des USA

Donald Trump gagne l’élection présidentielle des USA. Voilà une équipe longtemps donnée perdante par les sondages, qui remonte son retard dans les derniers jours, et finit par l’emporter, déjouant les pronostics et les lois de la statistique.

Enfin, les pronostics et sondages que l’on a bien voulu accrédités et relayés car rien ne transpirait de la pensée du peuple américain ou du moins n’a-t-on pas voulu par obscurantisme ou excès de fatuité des experts et professionnels des médias, la prendre en considération.

La statistique érigée en connaissance absolue, c’est bien ce qui a perdu les tenants d’un Système, présents tout au long de la soirée électorale de mardi 8 à mercredi 9 novembre 2016 pour nous expliquer pourquoi « Hillary doit gagner » (titre du dernier JDD), et pourquoi « Hillary va gagner ». Cependant, peu à peu, les petits États du centre tombant les uns après les autres dans l’escarcelle du candidat « clown » – dixit Le Figaro –, les mines pâlissent.

On est d’abord amusé, car il y aura du suspense et c’est bon pour l’audience, et la victoire d’Hillary peut attendre… (…)

Puis on devient inquiet, on passe à la panique, et enfin à l’abattement. « On », c’est évidemment la classe médiatique dans son ensemble, les « politiques » étant trop malins, prudents ou lâches pour afficher une quelconque préférence où avis, en pleine nuit. (…)

Le basculement a eu lieu quand les « swing states » (les États indécis), comme la Floride et la Pennsylvanie, se sont retournés en faveur de Trump, lui donnant les 50 grands électeurs (29 + 20) qui feront tout basculer.

La leçon qui ressort de cette nuit, c’est la grande peur des animateurs-présentateurs télévisuels et journalistes et de leurs fournisseurs d’opinions, à savoir les instituts de sondages et les pseudos-experts, figés dans leurs certitudes, si rarement a l’écoute de la population (ou entendant la convertir), Mais cette leçon sera-t-elle entendu, nous ne le pensons pas, hélas !

Tous ont misé sur le mauvais cheval (contre qui ils se retournent désormais), par un réflexe légitime de survie mais aussi par méconnaissance profonde du corps électoral (le peuple) et de ses réactions. Car la « Bête », celle qu’ils qualifient d’immonde, s’est cabrée.

Et si elle s’est cabrée là-bas, elle peut se cabrer ici. Que deviendront alors tous ceux (médias, présentateurs, sondeurs  et politiques) qui ont négligé le peuple français et, à travers elle, ses réactions demain pour la présidentielle française et les législatives qui vont suivre ? (…)

Article réécrit par MC, d’après le Blog Egalité et réconciliation – Source (Extrait)