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Dans un article titré « Les journalistes ne savent-ils poser que des questions de droite ? » le blog du Monde Diplomatique (accès libre) , ouvre un débat qui ne saurait en être un dans la mesure où l’ « establishment » est derrière les intervieweurs !

Bien que cet article ne fasse état que du 1er débat organisé en octobre, celles-ceux qui ont assisté ou lu les résumés des débats du 04 novembre ont le même ressentiment peut-être même accentué dans la mesure ou seul comptait les escarmouches-buzzes entre prétendants MC


Lors de leur premier débat télévisé sur une chaîne privée, TF1, le 13 octobre 2016, les sept candidats de la primaire organisée par la droite et le centre ont tenté d’incarner une droite « enfin » décomplexée.

Trop timidement au goût des journalistes qui les interrogeaient, tous salariés de médias privés appartenant à des grands groupes, et même pour l’un d’entre eux au moins — Alexis Brézet (Le Figaro) —, militant de la droite dure. Ses deux confrères ce soir-là étaient Gilles Bouleau (TF1) et Elizabeth Martichoux (RTL).primaire-1


Faute de temps, sans doute, aucun des trois journalistes n’a demandé aux candidats

  • s’il était raisonnable de durcir encore des orientations dont même le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) admettent l’échec.
  • S’il ne serait pas préférable d’augmenter les salaires ?
  • S’il ne risquait pas de sembler paradoxal que certains d’entre eux se réclament de Margaret Thatcher au moment précis où même les conservateurs britanniques tournent le dos à ses principales recommandations économiques et sociales ?

Jeudi soir 04 nov. 2eme débat des candidats de la droite, les journalistes de BFM TV et d’i-Télé devraient avoir à l’esprit que les téléspectateurs ne sont pas tous des militants de droite. Et que les candidats qu’ils vont interroger ne concourent pas pour la direction du Medef, ni pour celle de la gendarmerie nationale, mais pour la présidence de la République.