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Mille et un potins médiatiques autour de la pré-présidentielle 2017

Un sondage … encore un !

La présidentielle arrivant, la rentrée télé est marquée par un nombre important d’émissions politiques (treize rien que ce dimanche !).

  • Marre des émissions politiques ?

31 % des Français n’en regardent jamais. Les moins de 35 ans, les femmes et les Français aux faibles revenus sont particulièrement réticents. 25 % des personnes interrogées disent en revanche en regarder régulièrement ou très souvent. Il s’agit d’une population diplômée, à hauts revenus et de plus de 60 ans.

(…) Jean-Jacques Bourdin plébiscité avec ses « questions politiquement concrètes » et ses coups de gueule, le journaliste de RMC et BFMTV est considéré comme le plus impertinent (30 %), devant Laurent Ruquier (France 2) et Yann Barthès (TMC), tous les deux à 27 %. David Pujadas (France 2, 37 %) et Gilles Bouleau (TF 1, 20 %). Quant à Cyrille Eldin, qui cabotine avec les hommes politiques dans « le Petit Journal » de Canal +, il n’est crédible que pour 2 % des Français…

  • Du décryptage et des débats

Non aux longues interviews et aux propos lénifiants ! Les Français veulent des reportages et du décryptage (42 %) et des débats (37 %). (…)

  • Et les confidences des candidats sur leur vie personnelle ?

Il n’y a qu’une minorité (15 %) que cela intéresse.


Extrait – lu dans un article titré « Un Français sur trois ne regarde pas la politique à la télé » signé de benoît Daragon dans « Le Parisien » source


Quel veston portera demain Sarkozy ?

(…) … Le candidat à la primaire de la droite a même laissé entendre qu’il voterait pour François Hollande, certes  » pas de gaieté de cœur « , s’il revenait à son successeur à l’Elysée d’affronter Marine Le Pen le 7 mai 2017, lors du second tour de l’élection présidentielle. Il y a là un évident bougé : jusqu’à présent, Nicolas Sarkozy défendait le  » ni-ni  » – ni PS ni FN –, en semblant mettre les deux partis à égalité de rejet.

(…) …  Le recentrage de Nicolas Sarkozy à trois semaines du premier tour de la primaire est un aveu de faiblesse. L’ancien président de la République est allé trop loin et trop fort dans sa tentative de récupération des électeurs qui avaient voté pour lui en 2007, et sont aujourd’hui partis au FN. Il a abîmé son image en faisant siennes les thématiques lepénistes – immigration, identité, islam – et en collant aux principales propositions de Marine Le Pen. Il n’a pas paru crédible en ajoutant deux référendums sur les fichés  » S  » et l’immigration familiale, à ceux qu’il avait déjà annoncés sur la réduction du nombre des parlementaires ou le retour au cumul des mandats.

Son style [peut-être dicté par Patrick Buisson- MC] a nourri l’anti-sarkozysme au sein d’une partie de la droite et du centre, sans lui apporter de gain décisif à l’autre extrémité de l’échiquier. A la peine dans les sondages, il tente de remonter son handicap en amorçant un recentrage.


Extrait – lu dans un article titré « Sarkozy face au FN, l’arroseur arrosé » signé de Françoise Fressoz dans « Le Monde » – Source (Extrait)


Arnaud Montebourg « L’ alternative à Hollande, c’est moi ! »

(…) … pour peu qu’on ait des propositions, cela rencontre un réel écho populaire. La gauche peut l’emporter. J’y crois dur comme fer.

  • Comment déjouer les pronostics ?

Plus personne ne veut donner sa confiance à cette gauche de gouvernement-là. Elle a échoué sur le terrain des valeurs – qu’elle a abandonnées – et sur le terrain de l’efficacité. Pourtant, les Français qui se reconnaissent dans les aspirations de gauche ne se sont pas évaporés, ils sont en colère et se sentent bernés. Ils veulent une alternative ancrée dans nos convictions, réaliste et raisonnable, mais aussi sincèrement audacieuse. L’alternative à Hollande, c’est moi.

  • Cela invalide les candidatures de tous ceux qui ont participé à ce quinquennat ?

À eux de se demander s’ils sont les mieux à même de rassembler. Le Président a coupé en morceaux ses propres soutiens et son Premier ministre a fait la théorie des gauches irréconciliables.

  • Jean-Luc Mélenchon dit que vous allez « payer » vos années hollande…

J’ai pour moi une cohérence rectiligne. Je suis venu dans ce gouvernement sur un accord politique qui n’a malheureusement pas été respecté. Mes idées n’ont pas été mises au pouvoir. C’est là mon échec. Alors qu’il aurait fallu inventer une politique alternative à l’austérité ou nationaliser les hauts-fourneaux de Florange, c’est, à chaque fois, le choix du conformisme ou, pire, du conservatisme qu’il l’a emporté.


Extrait – lu dans un article titre « Arnaud Montebourg « L’alternative à Hollande, c’est moi ! » signés d’ Anna Cabana et Arthur Nazaret dans « Le Journal du Dimanche » source