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On se souvient que l’an dernier, face aux dangers faisant peser sur la « civilisation judéo-chrétienne » les « cinquièmes colonnes de l’islamo-fascisme », Christian Estrosi, toujours très à cheval sur la laïcité, avait confié les destinées de sa ville, Nice, à l’intercession de la dite « vierge Marie » en l’église Notre-Dame-des-Grâces.

Le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur est donc un homme de foi. Mais est-il de bonne foi ?

J’en veux pour preuve son excellente idée de faire raboter le bureau de son successeur à la tête de la mairie de Nice, Philippe Pradal, qu’il a mis en place pour cause de loi sur le cumul des mandats. Le nouvel édile se retrouvant au même niveau que son premier adjoint… le très sain(t) Estrosi, apôtre de la menuiserie ! Celui-ci a démenti l’information de Nice-Matin, qui y voyait un péché d’orgueil. Une vile interprétation pour laquelle la rédaction se serait même « excusée », a ajouté l’élu. Sauf que le quotidien n’a présenté aucune excuse. L’homme de foi entend des voix.

Christophe Kantcheff. Politis Source (extrait)


Le clash entre E. Lucet et C. Estrosi dans Cash Investigation

Cash Investigation était consacré mercredi 18 octobre (2016) aux partenariats public/privé (PPP), avec un long reportage consacré au stade de Nice, construit par Vinci, pour un coût total de 372 millions d’euros. Ce qui en fait le plus cher de France à la place (l’Allianz Riviera peut contenir 30 000 places).

Pour l’édifice, Nice paiera une redevance de 8 millions d’euros chaque année pendant 27 ans, Vinci gérant lui-même l’entretien et la maintenance.

La construction du stade a provoqué l’ouverture d’une enquête préliminaire, par le parquet national financier. L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, comme le racontait le reportage, et des perquisitions ont eu lieu dans la mairie de Nice et chez Vinci.

Pour répondre à toutes les questions soulevées par Cash Investigation, Christian Estrosi était présent à la fin de l’émission. Et le dialogue avec Élise Lucet a ressemblé à une passe d’armes.

Pendant que le débat était diffusé, Christian Estrosi diffusait en même temps sur Twitter des documents pour appuyer ses propos :

cash-1Il relevait ensuite certaines affirmations pour les nier… Sans avancer d’arguments

cash-2cash-3Le conseiller municipal de Nice a également annoncé qu’il avait écrit au président du CSA pour dénoncer “un reportage qui manque d’objectivité et caricatural“.

cash-4Dans le même temps, le compte twitter de Cash investigation publiait des documents pour prouver que, contrairement à ce qu’affirmait Christian Estrosi, il avait pendant des mois refusé de répondre aux questions des journalistes de l’émission.

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Source Inrocks –