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Mille et un potins médiatiques autour de la pré-présidentielle 2017

Note générale : cette série d’articles consacrés à la présidentielle de 2017 et des législatives qui suivront quelques semaines après, ne révèlent en rien, la position personnelle de l’administrateur du blog. MC


LE PCF … AVEC PROGRAMME, MAIS SANS PORTEUR !

L’analyse du questionnaire intitulé la-grande-consultation-resultats lancé en avril 2016, est facilitée devant les réponses téléguidées – comme le sont d’ailleurs, tous les sondages.

Pourtant les % de réponses correspondent aux attentes d’une classe laissée en déshérences, par les gouvernants successifs, patronats et pouvoirs publics

  • 78 % des sondés jugent ainsi que « les responsables de la crise sont les banques, les grands actionnaires et la finance »,
  • 69 % estiment qu’il faut « renégocier les traités européens pour stopper l’austérité »
  • 38 % souhaitent vouloir « un meilleur salaire, de meilleurs revenus ».

Aux résultats de cette consultation, Pierre Laurent a «… lancé un double appel : pour une candidature commune de la gauche alternative et cesser les divisions à gauche », resté vain pour l’heure. Plus les semaines passent, plus c’est compliqué Place du Colonel-Fabien, qui joue gros aux législatives.

Pour comble, les 25 et 26 septembre 2016, un CN (Conseil National) a rajouté de la confusion en proposant trois scénarios pour la présidentielle à finaliser le 5 novembre après réception du vote des militants.

Trois hypothèses :

La première consisterait… à ne rien trancher le 5 novembre.

Le second choix : lancer « un appel à voter Jean-Luc Mélenchon en affirmant l’autonomie du PCF ». Mais pour Olivier Dartigolles, pas question de ressusciter « le Front de gauche » et en aucun cas un ralliement à « La France insoumise » [le nouveau mouvement de M. Mélenchon].

La dernière alternative serait « une candidature issue du PCF ». André Chassaigne, pourrait jouer ce rôle mais « uniquement à la demande de la direction du parti ».

Réécriture de MC d’après un article paru dans « Le Monde ». Pour lire l’original signé par Raphaëlle Besse Desmoulières – Source


NPA : C’EST PHILIPPE POUTOU POUR 2017

Pour ses 50 ans, Philippe Poutou espère faire mieux que le 1,15 % de 2012, lors de sa première candidature. Encouragé par la contestation populaire contre la loi Travail, le programme reste le même : pousser les « opprimés » à renverser la table et « que le pognon réponde aux besoins des gens, pas à alimenter les dividendes ».

On a une base de programme, évidemment : un programme anticapitaliste. Comment faire pour enlever les moyens de nuire au patronat, répartir les richesses, créer des services publics, avoir une politique qui répond à l’urgence des besoins sociaux…

On a des tas de choses à dire et à défendre : l’interdiction des licenciements, la baisse du temps de travail, le retour de la retraite à 55 ans. Le pognon doit répondre aux besoins des gens et pas alimenter les dividendes ou les profits des grosses sociétés. Avec aussi nos idées antiracistes, écologistes, pour l’égalité des droits et la solidarité avec les migrants….

Dans Libération, des politiques et intellectuels demandent une primaire à gauche. Jean-Luc Mélenchon s’est proposé comme candidat (avant de partir seul), Nathalie Arthaud a été désignée candidate de Lutte Ouvrière. N’y a-t-il pas déjà trop de dispersion à gauche ?

Ça va faire partie des choses qui se discuteront mais on ne se sent pas concernés par la primaire à gauche. C’est le monde auquel on n’appartient pas… ce monde de partis institutionnels.

Il y a une gauche qui est en train d’éclater et c’est comme si il fallait toujours la sauver, la rafistoler, éviter son écroulement. Nous, on s’en fout de ça. La gauche a trahi. Le problème n’est pas de reconstruire une gauche mais de débattre comment les opprimés, ceux qui subissent la crise, peuvent se défendre eux-même.

Mélenchon fait partie de cette gauche institutionnelle. Et il est compliqué. Nous avions des points communs mais aujourd’hui on ne comprend pas son discours ni gauche ni droite, sa France rebelle devenue « France insoumise », ni son soutien à Poutine et son message assez nationaliste…. Il y a des tas de choses qu’on ne suit pas.

Blog NPA –Libre lecture – Source (Extrait)


CHEZ EE-LV … ÇA SE « DESSINE », EUH !

Les écolos seront donc représentés après une deuxième tour, soit par Yannick Jadot soit par Michèle Rivasi, à la présidentielle 2017.

Rappel en 2012, avec Eva Joly, EE-LV échouèrent à 2,3%. Avec une campagne électorale non remboursée le parti failli disparaitre financièrement.

Avec Yannick Jadot ou Michèle Rivasi, ils poussent l’expérience encore plus loin. Au risque de sombrer dans un trou noir.

François-Xavier Bourmaud – Le Figaro –Source (Extrait)


Yannick Jadot

Yannick Jadot dit exclure toute alliance avec les socialistes mais n’est-il pas à géométrie variable ?Il a assuré dimanche 23 oct., qu’il refusait toute alliance avec l’équipe socialiste sortante, accusant le gouvernement d’avoir tourné le dos à l’écologie. « Dans les mois qui viennent, très clairement, je refuse » l’alliance avec les socialistes, a-t-il déclaré sur France Inter, (…) fondant ce refus sur le constat que « ce gouvernement a totalement tourné le dos à l’écologie », lui reprochant en particulier sa politique nucléaire et son manque d’engagement pour les énergies renouvelables.

Début octobre il avait dit être favorable à « des alliances de fond qui transforment la société », en précisant qu’elles pourraient être conclues avec le PS ou d’autres forces politiques.

Plus généralement, il a défendu une ligne écologiste clairement autonome : « moi je ne suis pas socialiste, je ne suis pas gauchiste, je ne suis pas droitier, je ne suis pas centriste, je suis écolo, c’est énorme et c’est tellement mieux », a-t-il lancé, se proposant de remettre « l’écologie au cœur de notre discours en évitant les jeux, les zigzags tactiques ».

Yannick Jadot sera opposé au deuxième tour de la primaire d’EE-LV, le 7 novembre, à la députée européenne Michèle Rivasi, ancienne députée apparentée PS.

Le parisien – Source (extrait)


Michèle Rivasi

Ancienne dirigeante de Greenpeace, Michèle Rivasi entend lutter contre la corruption, pour la résorption du mal logement, pour une fiscalité écologique et pour l’instauration d’un revenu garanti universel.

« Faire l’impasse sur 2017 serait une erreur funeste pour l’avenir de l’écologie politique en France », (…). «Les élections de 2017 doivent être l’occasion de remettre au cœur des débats le discours écologiste et de donner un débouché à l’insurrection citoyenne qui a lieu un peu partout sur la planète pour enterrer le vieux monde et ses dirigeants atteints d’obsolescence programmée», poursuit-elle, sur des accents mélenchoniens.

Pas question pour autant, de se rallier au « candidat de la France insoumise », qualifié de tribun bonapartiste. (…) Des critiques également dirigées à l’encontre du locataire de l’Élysée: « Nous ne pouvons soutenir le probable président candidat François Hollande dont le bilan en matière d’écologie est nul ».

Marc de Boni – Le Figaro – Source (Extrait)