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Une nouvelle qui risque de faire bondir les associations françaises contre la maladie d’Alzheimer.

Les médicaments contre cette maladie neurodégénérative (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl, et leurs génériques), qui touche 900.000 personnes en France, devraient ne plus être remboursés par la Sécurité sociale, a estimé la Commission de la Transparence.

Mercredi, « la Commission de la Transparence a conclu à un intérêt médical insuffisant de ces médicaments pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale », a indiqué jeudi 20 octobre la HAS à l’AFP, confirmant une information du quotidien Libération.

Cette commission, qui dépend de la Haute autorité de Santé, est composée de médecins, pharmaciens, spécialistes en méthodologie et épidémiologie. Elle est chargée de l’évaluation des médicaments ayant reçu une autorisation de mise sur le marché et donne son avis en vue de l’inscription sur les listes des médicaments remboursables ou de la désinscription. Son avis consultatif (mais régulièrement suivi), est transmis à l’Assurance maladie et au ministère de la Santé.

Ce dernier prend la décision finale, rappelle la Haute autorité de la Santé, contactée par La Tribune. Il y a donc de très fortes chance que ces médicaments soient bel et bien déremboursés à l’avenir.

Le remboursement défendu par des spécialistes

En 2011, alors que la menace du déremboursement n’était pas passée loin dans un précédent avis de la même commission, le ministre de la Santé d’alors Xavier Bertrand assurait aussitôt que « les médicaments anti-Alzheimer ne seront pas déremboursés » et que « les patients victimes de la maladie d’Alzheimer continueront à être pris en charge à 100% »

Le maintien du remboursement a été défendu par des spécialistes au motif que l’apparition sur le marché de de ces médicaments a permis la reconnaissance et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.

« Le danger d’une telle décision (de dérembourser) est d’ignorer que ce qui est fait pour ces malades repose avant tout sur la mise en route d’un traitement spécifique. Supprimer le traitement, c’est courir le risque de voir disparaître les effets positifs des trois plans Alzheimer! » (…)

La Tribune – Source