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Avis, ce condensé est en « bonne partie » basé, mais pas que, sur un portrait signé par Michel Soudais, (3 pages parus dans Politis – Source) , dont je vous invite à acheter le N°1424 de Politis.  MC

Préambule :   Selon Le Point :

Alain Juppé est, pour la plus grande proportion de Français, le candidat à la primaire de la droite qui fait les meilleures propositions en matière économique, selon un sondage Odoxa pour BFM Business et Challenges publié jeudi. En revanche, auprès des seuls sympathisants de droite (hors FN), c’est le président du parti LR et ex-chef de l’État qui est en tête. Source


Dans l’exercice de la sélection pour la primaire d’un candidat du LR, Juppé attire tout autant dans sa famille politique ce qui est logique, que l’UDI, Modem et … des électeurs du PS. Stratégie ‘peut-être organisée par l’organisation PS’ destinée à disqualifier Sarkozy, tout en espérant disqualifier ce candidat plus facilement ? Les calculs politiciens sont parfois obscures et l’attelage Cambadélis-Hollande (ou vice versa) assez retord pour échafauder une tel plan ! (…)

Pour autant le « moins pire » des « candidats des droites », n’a jamais été un progressiste c’est avant tout un ultralibérale, réactionnaire.

Islam

  • Est opposé à « une loi de circonstance » (…) « Le simple mot de “musulman” suscite une hystérie disproportionnée »a dit J. et d’inviter ses jeunes soutiens, à « s’engager dans le dialogue interreligieux pour lever les incompréhensions » et à ne « pas se résigner à la guerre des civilisations ».

Écologie

  • « N’écoutez pas ceux qui vous disent que nous ne sommes pour rien dans le réchauffement climatique ! »

Justice

  • Rétablir les peines planchers et la double peine,
  • Redéfinir la légitime défense des forces de l’ordre,
  • Suspendre les allocations familiales pour les parents d’enfants condamnés « petits trafiquants de drogue »,
  • Instaurer un « délit d’entrave à la laïcité » dans les services publics.

Immigration

  • Juppé, Premier ministre, avait arbitré en faveur de nouvelles lois restrictives sur l’immigration
  • Avait approuvé l’assaut contre l’église Saint-Bernard s’est radicalisé.
  • Veut faire voter chaque année par le Parlement un plafond d’immigration légale,
  • Mettre en place un système par points pour les titres de séjour,
  • Conditionner le regroupement familial à l’exercice d’un emploi,
  • Autoriser la rétention administrative des familles et donc des enfants.
  • Veut limiter aux urgences l’aide médicale d’État (AME),
  • Réclame un « dépistage (sic) systématique des mariages blancs ou gris ».
  • Il « propose la rédaction d’une charte de la laïcité » mais évoque régulièrement les « deux mille ans de chrétienté que la France a derrière elle »

Économie et social

  • Juppé veut « laisser le champ libre aux entreprises ».
  • Réduction des dépenses publiques de 85 à 100 milliards d’euros afin de réduire le déficit public et de baisser les impôts.
  • Report de l’âge légal de départ en retraite progressivement à 65 ans en 2026. Lui qui a fait valoir à 57 ans ses droits à la retraite d’inspecteur des finances !
  • aligner les retraites publiques sur le privé. « Un objectif », nuance-t-il,
  • Réduire les effectifs de fonctionnaires. Entre 200 000 et 250 000 des 570 000 départs en retraite prévus entre 2017 et 2022 ne seront pas remplacés. Ceci dans tous les secteurs -Éducation nationale comprise -, sauf la magistrature, la police et la gendarmerie, Alain Juppé renforcerai de« 10 000 emplois supplémentaires les forces de l’ordre ».
  • Veut également obtenir des partenaires sociaux une réforme de l’assurance chômage, faute de quoi il mettra en place un système de dégressivité (-25 % après 12 mois puis encore -25 % après 18 mois).

Selon Le Figaro :

« Le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) devra être transformé dès 2018 en une baisse de charges pérenne, permettant d’annuler toutes les charges patronales au niveau du SMIC, soit 11 points de moins que dans la situation actuelle », assure Alain Juppé dans Les Echos. Il fera baisser, s’il est élu, le taux d’impôt sur les sociétés à 30% d’ici à 2022. « On ne va pas rester à 38% quand la moyenne européenne se situe à 22% », détaille-t-il.

L’âge de départ à la retraite sera relevé à 65 ans et les retraites seront alignées dans le public et le privé. Tout fonctionnaire embauché à partir de 2018 sera rattaché aux régimes de retraites du privé. «Concrètement, l’âge serait remonté de quatre mois par an à partir de début 2018», peut-on lire dans Les Echos. Selon Alain Juppé, «il en résultera 20 milliards d’économies dès 2022 et 30 milliards une fois la réforme achevée». Source

Selon Le Point :

Alain Juppé est, pour la plus grande proportion de Français, le candidat à la primaire de la droite qui fait les meilleures propositions en matière économique, selon un sondage Odoxa pour BFM Business et Challenges publié jeudi. En revanche, auprès des seuls sympathisants de droite (hors FN), c’est le président du parti LR et ex-chef de l’État qui est en tête. Source

Marché du travail

  • Adieu les 35 heures. À défaut d’accord dans les entreprises, la loi prévoira que la durée hebdomadaire pourra être portée jusqu’à 39 heures. Selon le Huffington post : Pour ceux qui perdent le bénéfice d’heures supplémentaires en passant à 39 heures, une réduction d’impôt sur le revenu et des cotisations salariales sera prévu, pour un coût estimé à 2 milliards d’euros. Source
  • Les délégués syndicaux, ils devront passer au moins 50 % de leur temps au travail.

Fiscalité

  • Alain Juppé en 1986. Il avait diminué l’impôt sur les sociétés de 50 % à 42 %, il veut le porter de 38 % à 30 %, et même 24 % pour les PME ;
  • Alléger de 10 milliards d’euros les cotisations familiales,
  • cette baisse étant compensée par une hausse d’un point de TVA.
  • Veut liquider l’ISF.
  • Réduire les impôts des particuliers,
  • Relever le plafond du quotient familial,
  • Alléger les charges sociales des emplois à domicile
  • Suspendre les allocations familiales pour les parents d’enfants absentéistes

Alain Juppé, envisage déjà de faire passer des réformes contestées par ordonnance.

Pour autant n’oublions pas : A.Juppé, a été responsable en 1995 (CLIC) de la levée du plus grand mouvement social depuis 1968, en rempart de la démocratie face à l’extrême droite et à une droite revancharde, avide d’ordre et d’identité, pro-patronale et antisociale ?

Alain Juppé ayant « couvert » des actions répréhensibles a servi alors de « soupape » à Jacques Chirac. Il a assumé, à sa place, les accusations de corruption, clientélisme, et détournement d’argent public, l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Il fut condamné pour son dévouement à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, il s’expatriera un an au Québec.

Selon France TV info

On l’aurait presque oublié ces derniers temps : Alain Juppé est un homme de droite. Il tient visiblement à le rappeler tant on le dit centro-compatible. Par ailleurs très respectueux de l’unité nationale post-attentats, Alain Juppé s’est gardé jusqu’ici de toute surenchère droitière. … mais pour Alain Juppé, toujours contre la déchéance de nationalité. De ce côté-là, il n’est pas du tout « droitier » [!!!!]. Un de ses amis affirme d’ailleurs lui avoir conseillé de faire le contraire, car en se démarquant de cette déchéance -très appréciée à droite et dans l’opinion en général-, Alain Juppé risque d’alimenter le procès en laxisme qui lui est fait. Alors il en remet une couche sur les valeurs, les « racines chrétiennes » de la France, ses « villages » avec ses « églises » et ses « calvaires ». « Nier ces racines, c’est renier ce que nous sommes », dit-il. Tout en prônant une laïcité « de bon sens », qui n’impose pas le porc dans les cantines et accepte un foulard à l’université, au même titre que les crèches dans les mairies. Source