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Mille et un potins médiatiques autour de la pré-présidentielle 2017

PLACE A MACRON ET JUPPE ?

Selon Guillaune Tabard, « Le Figaro » dans un article titré « Merci, Hollande ! disent ensemble Macron et Juppé » Source (Extrait)


Présider autrement, c’est aujourd’hui la promesse de tous les candidats anti-Hollande. Mais deux plus particulièrement espèrent être les premiers bénéficiaires du rejet suscité par l’actuel chef de l’État: Alain Juppé et Emmanuel Macron. Pour des raisons en partie différentes. (…) le choc provoqué donne un relief particulier aux propos de Macron. Car l’unanimité s’est faite pour constater que ces bavardages présidentiels avaient abaissé, voire humilié la fonction elle-même.

Avec François Hollande, c’est sa politique qui a déçu mais c’est son attitude, sa manière de présider qui ont fini par devenir problématiques. En dissertant longuement sur la nature et les exigences de la fonction présidentielle, Emmanuel Macron se place ainsi sur un terrain où Hollande se montre aujourd’hui le plus faible. Macron, par conséquent, ne se présente plus uniquement comme celui qui mènera une politique différente mais qui surtout présidera autrement. Sous-entendu plus dignement.

Alain Juppé aussi fait campagne en affichant son style «présidentiel» autant que son programme. Cette image de sérénité et de solennité, qui lui est parfois reprochée quand elle se traduit par une forme de distance, est aujourd’hui l’un de ses principaux atouts. (…)

… pour lui aussi, le livre de François Hollande est un auxiliaire précieux. Car, estiment ses amis, le regard consterné sur la présidence Hollande ravive certains souvenirs affligés à droite sur la présidence Sarkozy. Sur le terrain même du comportement élyséen, l’anti-hollandisme et l’anti-sarkozysme se renforceraient l’un l’autre. Et Juppé, sans avoir à forcer sa personnalité, veut apparaître comme celui qui restaurera, dix ans après, la hauteur de la fonction présidentielle.

Comme Macron, il peut dire: merci, Hollande


Mélenchon, chasse l’électorat vert

Rachid Laïreche Rachid, Libération, dans un article titré « Mélenchon sur les réserves naturelles des Verts » source – (extrait)


Le discours approche les deux heures : le temps d’étriller le « projet économique » de la droite via le fil conducteur de son programme, l’écologie.

Le candidat lâche des phrases du genre : « Lors de leur débat télévisé, les sept autres [les candidats à la primaire de la droite, ndlr] ont passé une soirée entière sans dire un mot sur l’écologie. Leur seule grande réforme, c’est la suppression de l’impôt sur la fortune. Je ne leur fais pas ce reproche parce qu’ils sont de droite. Mais parce que c’est absurde de ne pas y penser, ridicule de ne pas s’intéresser à l’écologie. » Le tout sous les applaudissements et les yeux grands ouverts de la foule. (…)

La liaison entre Jean-Luc Mélenchon et l’écologie ne tombe pas du ciel. Et elle n’a pas vu le jour le week-end dernier. (…)

Aujourd’hui, le candidat de la « France insoumise » (…) annonce – en cas de victoire à la présidentielle – la « sortie du nucléaire» et la fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Ce n’est pas tout, car le «vert» a gagné le noyau de son nouveau programme, «l’Avenir en commun». L’eurodéputé promet ainsi d’inscrire dans la Constitution «la règle verte instaurant l’obligation de ne pas prélever davantage que ce que notre planète peut régénérer», mais aussi la sortie du diesel, l’introduction d’une taxe carbone sur les transports de marchandises, une alimentation biologique locale dans la restauration locale, l’arrêt des « grands projets inutiles » comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, etc.

(…) Le directeur de campagne de Mélenchon, Emmanuel Bompard, (…) … explique que ces derniers mois, son patron a multiplié les rencontres pour se muscler écologiquement, notamment avec des membres de la fondation de Nicolas Hulot – ce dernier, candidat malheureux à la primaire d’Europe-Ecologie-les Verts (EE-LV), avait ensuite confié avoir voté Mélenchon en 2012.

A première vue, la mue de Jean-Luc le «rouge» à Mélenchon le «vert» mangeur de quinoa – lequel approche les 15 % dans les sondages – ne fait pas les affaires d’EE-LV. En interne, (…) Un dirigeant nous confie en off : « Mélenchon est en train de nous piller avec son programme écolo, alors que nous sommes dans une situation compliquée : on ne décolle pas dans les sondages et on compte nos adhérents. » (…)

A l’image du secrétaire nationale du parti. Selon David Cormand, «plus on parle de l’écologie et plus le débat prend de la place». (…) Les écolos sont davantage pour la décentralisation, une économie sobre et relocalisée sur les territoires». (…)