Ceta : ce traité poison

La signature définitive avec le Canada, prévue le 27 octobre, doit permettre son application « provisoire » en attendant le vote des parlements nationaux.

Sauf… Si les Belges francophones persistent à s’opposer à sa signature.

Le régionalisme belge donne un pouvoir important aux trois « communautés » linguistiques et aux trois régions, en ce qui concerne la signature des traités internationaux. Or, la majorité sociale-démocrate de la communauté francophone (Fédération Wallonie-Bruxelles), soutenue par l’opposition de gauche (Écolo, Défi et PTB), refuse de signer le Ceta. (CLIC) … (…)

Le projet de zone de libre-échange avec le Canada soulève des inquiétudes importantes sur l’avenir des services publics, le respect du principe de précaution, le déséquilibre des marchés agricoles et la perte de souveraineté des États face aux multinationales. (…)

Une autre entité régionale (…) devrait lui-aussi s’opposer à la signature du Ceta.

(…) La pression reste donc énorme sur les sociaux-démocrates belges, car ils sont, pour le moment, les seuls à faire barrage à l’adoption du traité. Leur blocage sera soumis à rude épreuve et aura du mal à résister s’il n’est pas soutenu par d’autres pays.

Lire >> Le Ceta cache bien son jeu et notre dossier de la semaine > Accord Canada-UE : une victoire des multinationales


Erwan Manac’h – Politis – Source