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Les affaires judiciaires en point d’orgue, des grands oraux sur l’économie puis la sécurité: le premier débat télévisé entre les sept concurrents de la primaire de la droite jeudi soir a oscillé entre les brûlantes rivalités de personnes, notamment Sarkozy-Copé, et le froid de l’austérité promise aux Français en cas de retour de la droite.

L’ère politique du zapping.

A chacun, sa mesure-phare à expédier en une réponse d’une minute, laissant aux trois journalistes conviés pour animer les débats peu de place pour la relance.

Du coup, c’est sans grande contestation possible des conséquences de leurs mesures que Bruno Le Maire a pu proposer contre le chômage des salaires en dessous du SMIC, que Nathalie Kosciusko-Morizet a suggéré la fin du statut de fonctionnaire pour les enseignants, ou que Nicolas Sarkozy, (…) propose le non renouvellement des fonctionnaires partant à la retraite (…).

Dès lors que le dispositif retenu pour ce débat privilégie les mesures chocs, rien n’a pu empêcher les candidats de la droite qui de vouloir privatiser Pôle emploi et supprimer les emplois aidés (excepté pour les handicapés, tout de même) selon Bruno Le Maire, qui de « Résoudre le chômage par la baisse des charges, une recette qui a marché ailleurs » a pu dire sans contestation François Fillon.

La différence s’est donc faite subtilement entre les candidats, plus sur la manière qu’a chacun de déplacer le curseur. (…)

A l’exception de Jean-Frédéric Poisson (issu du parti de Christine Boutin et prêt à gouverner avec une partie du FN) et qui s’est évertué à proposer un projet de société conservateur et moins libéral que d’autres, les six candidats issus de Les Républicains pouvaient résumer leur projet en moins d’impôt, moins d’État, moins de solidarités. « Les 35h ont fait perdre le sens et la valeur du travail dans notre pays » a ainsi jugé Bruno Le Maire, qui veut « en finir avec le tout social ».

C’est sur les soucis judiciaires que le débat s’est électrisé en revanche. (…)

Sur Hollande au moins, chacun est d’accord, et Nicolas Sarkozy a lui aussi attaqué son successeur en dénonçant ses propos sur les magistrats, les sportifs, et les « sans-dents »: « Je me demande surtout jusqu’où François Hollande va salir et détruire la fonction présidentielle ». L’hôte de l’Élysée est désigné comme le plus petit dénominateur commun, une position qui n’est pas forcément pour lui déplaire, en l’installant comme l’adversaire.

Lionel Venturini – « Humanité », Source (Extrait)


Voir aussi ces fausses infos diffusées durant le débat …

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