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C’est dans les médias écrits que se trouvent les sujets développés le plus explicitement sur la présidentielle de mars 2017 et des législatives dans la foulée (bien que personne n’en parle actuellement. MC

Vous avez dit déboussolé ?

  • Pour Gilles Finchelstein (directeur de la Fondation Jean Jaurès ) et Julien Vaulpré (directeur du cabinet Taddeo), livrent une saisissante radiographie de l’électorat français, dans un article paru dans les Echos titré «  Portrait politique d’une France sans boussole » Source (Extrait)

Pendant des années, on a dit que les Français étaient défiants… Aujourd’hui le mot qui me paraît le mieux caractériser leur état d’esprit, c’est « déboussolés ». Il y a une perte des repères, qui va bien au-delà de l’affaiblissement du clivage gauche-droite. Les Français sont en plein « dilemme ». Dans leur for intérieur, ils se voient penser une chose et son contraire et même les valeurs qu’ils avaient l’habitude de mobiliser pour se forger une opinion par rapport à un événement leur paraissent inopérantes.

Pour la droite et l’extreme-droite, toujours plus de libéralisme !

  • Pour Chanut Jean-Christophe, dans un article titré «Quand le paritarisme est accusé de tous les maux » Paru dans « La Tribune » – Source (Extrait)

[Un récurrent débat] relancé par plusieurs candidats à la primaire de la droite, notamment Nicolas Sarkozy et François Fillon, qui envisagent, s’ils étaient aux affaires, de « nationaliser » l’assurance chômage dont le déficit cumulé, 30 milliards d’euros à la fin de cette année, serait la preuve de l’incompétence des partenaires sociaux qui en assurent actuellement la gestion. Ici ou là, également, des prises de positions sur une remise en cause du paritarisme se manifestent.

La dernière en date émane de l’Institut de l’Entreprise, un think tank de conviction libérale, qui vient de publier une note au titre explicite : « Faut-il en finir avec le paritarisme ? ». Rédigée par Jean-Charles Simon (…), ancien directeur de l’Association française des entreprises privées et ancien membre de la direction du Medef, cette étude de près de 70 pages n’est pas franchement tendre envers le paritarisme.

Un système jugé désuet, inadapté aux nouvelles forme émergentes d’organisation du travail, conservateur, générateur de contraintes, avec un personnel pléthorique et pas toujours compétent et des acteurs (patronaux et syndicaux) peu représentatifs. Sans parler d’un financement considéré comme « archaïque »…. Rien que ça !

Le financement de la campagne est inégalitaire.

  • Pour Faye Olivier, dans un article titré «Macron engrange, Mélenchon bricole et le FN s’inquiète » paru dans « Le Monde » – Source Extrait

Sans soutien d’un grand parti, les candidats hors primaires doivent se débrouiller pour financer leur campagne.

Emmanuel Macron, même s’il n’est pas encore officiellement en lice, y arrive très bien. (…) Outre les dons des sympathisants, dont les deux tiers seraient inférieurs à 50 euros, l’entourage d’Emmanuel Macron assume de recourir à des levées de fonds auprès de publics ciblés. En septembre, l’ancien banquier s’est rendu à Londres, où il a rencontré des chefs d’entreprise ou des start-uppeurs. De même, il se dit prêt à participer à des colloques rémunérés.

Chez Jean-Luc Mélenchon, on fait plutôt avec les moyens du bord. Tant qu’il n’aura pas réuni les 500 parrainages d’élus nécessaires pour se présenter, le député européen n’engage pas de frais personnels.

(…) En attendant un prêt de la banque, J-L. Mélenchon compte lui aussi sur les dons. Depuis février, il a ainsi récolté plus de 300.000€. (…) Le P.G. a aussi avancé 100.000€. Le candidat tire enfin des ressources de la vente du matériel militant. Cet argent lui a permis de financer ses premières réunions publiques. (…)

(…) La formation lepéniste s’alarme de son incapacité à trouver de l’argent auprès des banques françaises pour financer sa campagne. (…) … le FN compte dépenser 12 millions d’€ pour la présidentielle – soit peu ou prou le niveau de remboursement accordé par l’État à un candidat qui accède au second tour (10,7 millions d’euros) – et entre 10 et 15 millions d’euros pour les législatives.

Marine Le Pen. Pour l’instant, le FN peut compter sur Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen, qui a accordé un premier prêt, conformément à son objet social. Il va aussi s’appuyer sur les dons de particuliers, qui lui rapportent, selon son trésorier, entre 400.000 et 500.000€ par an.

(…) [Pour INFO] En 2014, une banque russe avait accordé un prêt de 9 millions d’€ au FN, soulevant des doutes quant à l’indépendance du parti vis-à-vis du Kremlin. (…)

Diplomatie internationale et la présidentielle

  • Pour Denis Bauchard (Ancien ambassadeur, conseiller spécial pour le Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales; dans un article titré : « Certains candidats veulent se rapprocher de Poutine et d’Assad » paru dans Le Monde Source (Extrait)

En cas d’alternance en mai 2017, la France infléchira sa politique à l’égard de la Russie et de la Syrie. Avec la perspective du retour de la droite au pouvoir en 2017, on peut s’interroger sur la possibilité, certains pensent la probabilité, d’une inflexion de notre politique étrangère, en particulier vis-à-vis de la Syrie et de la Russie.

En effet, la plupart des candidats à la primaire de la droite, comme François Fillon et Nicolas Sarkozy, semblent être sur cette ligne. (…) … malgré l’annexion de la Crimée et la politique d’ingérence menée à l’égard de l’Ukraine, la plupart des candidats de droite ont évité de prendre, à l’égard de la Russie, des positions franchement hostiles, bien au contraire.

Il n’en est pas de même pour la Syrie : le président Sarkozy comme le ministre des affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, ont soutenu d’emblée les rebelles : la France a été la première à reconnaître le Conseil national syrien puis la Coalition comme « seul représentant légitime du peuple syrien ».

Dans le même temps, les autorités françaises ont été les premières à accuser Bachar Al-Assad de -crimes contre l’humanité et ont été à l’origine des sanctions européennes contre la Syrie baasiste. Certains signes ou déclarations de candidats de la droite peuvent laisser penser qu’il y aura une inflexion, voire une remise en cause de la politique suivie par François Hollande, tant vis-à-vis de la -Syrie que de la Russie, (…).

L’intervention américaine en Irak en 2003 et la déstructuration du pays qui en est résultée ont contribué à l’essor d’Al-Qaïda puis de l’organisation Etat islamique (EI) qui, née en Irak, a pris le contrôle d’une partie du territoire syrien. L’échec des « printemps arabes », en particulier en Syrie, a débouché sur un vide politique dans lequel se sont engouffrés des mouvements djihadistes, avec la complaisance de Bachar Al-Assad. Le Moyen-Orient est ainsi devenu un -vivier de djihadistes, dont beaucoup -venus d’ailleurs, notamment d’Europe. rétablir un minimum d’ordre

Ainsi l’objectif prioritaire n’est plus d’encourager la démocratie, mais d’essayer de rétablir un minimum d’ordre et de stabilité dans cette zone. La lutte contre le terrorisme djihadiste, notamment l’EI, devient prioritaire. Il en est de même de l’arrêt du flux des migrants, lié à un retour à la stabilité de leur pays d’origine, en particulier la Syrie et l’Irak. Cette politique a été largement amorcée par le président Hollande (…)