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Depuis de nombreuses années, perclus de bonnes idées le PCF n’arrive pas pour autant à imposer ses propositions pour une société équitable. Certes depuis 1981, les diverses atermoiements ont dissuadé bon nombre de militants …

… Ces derniers s’égayant dans diverses mouvances ont contribué à la multiplication des propositions jusqu’à, ultime personnalisation, déplacer les virgules des options sociétales progressistes, proposées.

Les essais actuels de rapprochement, entre autre effectué par le secrétaire national du PCF est certes louable, mais se révèlent tardifs devant autant de chapelles à convaincre, rendant de fait, la démarche quelques peu utopique.

En signant le programme commun en 1981 avec le parti socialiste d’alors, (un PS gouverné de main de maître par François Mitterrand), Georges Marchais a pensé qu’étant au commande d’une importante « force » militante de l’époque, il pourrait influencer les décisions sociales d’un PS, avant tout « d’esprit » social-démocrate.

L’illusion fut complète jusqu’en 1983, date à laquelle le PS pris son envol pour une société sociale libérale.

Depuis l’élection de François Hollande et 5 ans d’actions en faveur du patronat, de la finance internationale, de l’acceptation du diktat européen, il n’existe plus aucun doute, le PS n’est plus de gauche, il n’y a par conséquent aucune alliance possible de ce côté.

Considérant ces nombreux éléments, il paraît très difficile d’envisager de trouver pour la prochaine élection présidentielle et les législatives qui vont suivre, un programme social réunissant une gauche capable d’assurer des élus et une présence significative à l’assemblée nationale.

Toutefois toutes les initiatives qui permettraient éventuellement cette élaboration, est à considérer d’un œil bienveillant. C’est primordial pour toute une classe importante et majoritaire, de la société.

MC


A quelques jours de la présentation des résultats, samedi prochain, de la « grande consultation citoyenne » menée par les militants de son parti en vue de définir un projet de gauche pour 2017, le dirigeant communiste s’exprime dans l’Humanité, ce mardi, sur « les axes pour un projet possiblement commun à toutes les forces de gauche ». C’est en effet l’ambition des communistes à laquelle « rien ne nous fera renoncer », prévient Pierre Laurent, qui explique pourquoi le PCF a fait à ce stade « le choix politique de ne pas mettre un candidat dans la discussion » pour l’élection présidentielle.

L’heure de la décision approche cependant pour les communistes, avec leur conférence nationale prévue le 5 novembre, qui formulera « les choix qui seront soumis aux communistes ».  Les différentes hypothèses sur la table, celle d’une candidature communiste, la possibilité de soutenir ou non la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le rassemblement des candidatures de la gauche en rupture avec le gouvernement et la construction du cadre collectif pour y parvenir : Pierre Laurent livre les clés du débat sur tous ces sujets.

Un fil rouge structure son propos : construire une offre politique nouvelle qui permette de « ne pas se résigner à la défaite que nous promettent chaque jour les enquêtes d’opinion si le paysage des candidatures reste ce qu’il est aujourd’hui. » « Sinon, nous assisterons à la qualification des seules forces de droite et d’extrême droite, prévient-il. Jamais les communistes ne prendront la responsabilité de banaliser une telle perspective. »

« Ce que nous avons à décider, ce n’est pas seulement d’un nom, c’est une démarche globale », souligne Pierre Laurent : projet politique, lien entre campagne présidentielle et campagnes législatives, premières initiatives en chantier…

Le secrétaire national du PCF détaille comment les communistes entendent peser sur la situation actuelle pour la modifier et favoriser le rassemblement « des énergies et des idées », et isoler une éventuelle candidature du clan Hollande-Valls. Europe, « made in France », nation et « identité » : Pierre Laurent livre des propositions et pointe les convergences possibles avec d’autres forces de gauche pour faire avancer un projet commun.


Sébastien Crépel – Titre original « Pourquoi il n’est pas trop tard pour remobiliser la gauche pour 2017 » Source