Suite à l’engagement dans une fonction associative prégnante, il devenait nécessaire pour ma femme de faire un vide de tête salutaire. Et le cadeau « Wonderbox » d’une nuit-repas-petit-déjeuner dans un hôtel, offert par notre fils, fut l’occasion de ce break, commencé ce jeudi, milieu de semaine de septembre.

Quant à rompre, il fallait s’éloigner le plus possible de notre sud.

SONY DSCSur la route Église du village Saint Benoit

SONY DSCCerf en allant vers Montsegur

Un petit hôtel de campagne 2 étoiles dans un coin reculé de l’Aude, Belcaire proche de l’Ariège et non loin du site du château de Montségur en pays cathare, fut notre choix ainsi que les possibilités touristiques offertes pensions-nous, dans les environs proches.

Grâce à un GPS capricieux conjugué à des travaux routiers d’automne importants, 100 km de plus se sont ajoutés aux 384 initialement et une arrivée beaucoup plus tardive que prévue. Kilométrage qui s’est encore aggravé car après avoir déposé les bagages à l’hôtel, nous avions décidé de faire les quelques 50 km selon la carte, qui nous séparaient du château de Montségur, où là encore pour éviter des travaux et une route nationale coupée nous obligea à additionner quelque 120 km aller-retour.

SONY DSC

Ruines du château de Montsegur

Retour à l’hôtel, sympa, familial, doté d’un confort minimum et d’une restauration. Nous nous sommes abstenus de donner une note, les propriétaires étant insuffisamment sympathiques pour nous faire oublier quelques détails … qui n’ont pas empêché un repos bien mérité.

Dans ce coin reculé entre Aude et Ariège, n’ayant pas trouvé d’âmes aux villages traversés, maisons ou flore, nous avons décidé de prolonger cette excursion jusqu’à la principauté d’Andorre pour de vieilles retrouvailles -les premières visites datant de 1953 et 1954, puis plus récentes dans les années 85.

Allant à la recherche de repères (bien évidemment enjolivés après tant d’années) sans en trouver aucun, nous avons pu que constater combien la société libérale a contribué à détruire plus que dans d’autres pays, l’authenticité et les mœurs de cette principauté.

Nous avons cassé la cagnotte en retenant une chambre dans un hôtel 5 étoiles de la capitale andorrane, s’offrant un plaisir très exceptionnel, rarissime et hors de nos finances mais une folie salvatrice, qui contribua a dissiper notre deception devant l’envahissement du béton régnant dans la principauté et l’alignement sans fin de commerce de passage.

Plus rien de ce que j’avais connu, ces villages andorrans ou le dimanche sur la place du village caracolait la Sardane, les bâtisses à l’authenticité ancestrale, les montagnes désertiques ou sillonnaient quelques routes forestières ponctuées de quelques fermettes basses d’estive et quelquefois une église perdue.

Une partie de "Andorre park hôtel (*****)"

Une partie de « Andorre Park Hôtel (*****) »

Photos tous droits réservés – Collection personnelle -MC


Pour demain le retour … en images