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Le rassemblement communiste de la fête de « L’Humanité » s’essaye à trouver une gauche historique et sociale faisant contrepoint à la droite et extrême droite après la mise hors compétences du « hollandisme » et de ses suiveurs ex « gaucheman », son glissement centre-démocrate en delaissant ses racines sociales-démocrates…. Florilège médiatique. MC

Ils se disputent le ralliement des communistes Chevalet Martine, Le Parisien du10 sept. 2016

A sept mois de la présidentielle, le rendez-vous politique de La Courneuve entend sonner l’alerte contre un scénario noir. Les communistes redoutent qu’entre Mélenchon, Montebourg, Duflot, Hamon… la gauche atomisée « façon puzzle » soit éliminée et que le second tour de la présidentielle se joue entre la droite et Marine Le Pen. Ils en appellent à une candidature unique de la gauche qui critique le gouvernement. Ils choisiront leur candidat le 5 novembre et n’excluent pas qu’il vienne de leurs propres rangs si « le bon sens ne l’emportait pas ». « Nous avons vocation à avoir notre candidat », insiste le secrétaire national du parti, Pierre Laurent. Le PCF est conscient d’être aujourd’hui courtisé par Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg, mais Laurent prévient : « Qu’ils n’espèrent pas un simple ralliement. Croire cela possible sans nous respecter serait une grave erreur. Les communistes ont leurs débats, leur calendrier. Ceux qui voudraient nous considérer comme un gibier risquent l’effet contraire. »

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Montebourg, un socialiste compatibleThéveniaud Pauline, Le Parisien du 10 sept. 2016

 « Arnaud, avec nous ! » l’avaient acclamé les militants communistes lors de l’édition 2011. Montebourg entendra-t-il à nouveau cette douce musique lorsqu’il sera accueilli à la Fête de l’Huma par Pierre Laurent, tout à l’heure, à 14 heures ? Rien n’est gagné. Mais le candidat à l’élection présidentielle de 2017 a bon espoir.

N’est-ce pas le numéro un du PCF, en personne, qui l’a invité ?

Ce dernier n’a-t-il pas appelé, il y a quelques jours, à une « candidature unique » à la gauche de François Hollande ? Autant de « signes importants », veut croire l’entourage du Bourguignon, qui mise aussi sur « un rejet de Mélenchon ». Patience et discrétion Langue est prise depuis des mois. « Arnaud Montebourg et Pierre Laurent se parlent directement. Il n’y a pas trente-six intermédiaires », fait valoir un proche du premier. Pas de fanfaronnades, toutefois. « C’est une affaire qui n’est pas pliée. Ni dans un sens ni dans l’autre », tempère ainsi un autre soutien de Montebourg. Patience et discrétion, donc.

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Sans candidat pour l’Élysée, le PCF très courtisé – Ravinel Sophie, Le Figaro du 10 sept. 2016

Les communistes n’ont pas de porte-drapeau pour 2017 ? Peu importe. Ce pourrait être leur seul atout dans ce lancement de présidentielle, surencombré à gauche du gouvernement. Il leur faut apparaître comme ceux qui veulent sauver l’unité, avant de choisir un candidat le 5 novembre. Entre Jean-Luc Mélenchon, les écologistes Cécile Duflot ou Yannick Jadot, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann ou Gérard Filoche chez les socialistes, l’électeur de gauche qui ne veut plus de François Hollande et pas d’Emmanuel Macron est en effet bien embarrassé.

Au milieu de ce brouhaha, le calme Pierre Laurent joue au sage. « Un geste unitaire de toutes les forces qui sont de gauche ringardiserait dans la minute les candidatures d’un Hollande ou d’un Macron », a-t-il affirmé vendredi à la Fête de l’Humanité. Tous seront présents à un moment ou à un autre du week-end à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Et Pierre Laurent compte bien diffuser cet appel, même si les candidats viendront surtout pour faire campagne. « Ce processus de convergence s’est fracassé il y a plusieurs mois », regrette Yannick Jadot, qui était à l’initiative d’une primaire de toute la gauche. « Nous n’en sommes plus là, et au milieu de ce paysage fracturé, les écologistes doivent faire entendre leur voix. »

Peu importe. Pierre Laurent va leur poser cette question à tous : « Qui veut prendre la responsabilité de courir à l’échec ? » Une interrogation susceptible de peser lourd, car Laurent le répète, « le danger n’est pas perçu à la mesure de ce qu’il est réellement ».

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La Fête de « L’Huma » fait le plein de candidats – Besse Desmoulières Raphaëlle, Le Monde du 10 sept 2016

A la Fête de L’Humanité, on vient presque autant pour l’affiche musicale que politique. Pour ce cru 2016, qui se déroule du 9 au 11 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), la grande scène accueillera Michel Polnareff ou Lauryn Hill. Les allées de la Fête verront, elles, défiler quasiment tout ce que la gauche non gouvernementale compte de candidats à la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, bien sûr, mais aussi ses ex-camarades du PS Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche, ou encore trois des quatre candidats à la primaire d’EELV : Cécile Duflot, Karima Delli et Yannick Jadot. Seuls quatre d’entre eux – Mme Duflot et MM. Mélenchon, Hamon et Montebourg – auront, chacun leur tour, samedi, une demi-heure pour répondre à la question : « La gauche peut-elle gagner en 2017 ? » De quoi donner un avant-goût de campagne. Vendredi, certains d’entre eux devaient retrouver Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, au stand des Bouches-du-Rhône, pour parler loi travail. Un sujet sur lequel le sénateur de Paris entend bien maintenir la pression avant la mobilisation du 15 septembre. Même Jean-Claude Mailly fera le déplacement à La Courneuve, une première pour un secrétaire général de Force ouvrière. C’est un joli coup pour la direction du PCF, ce rendez-vous de rentrée continue de compter. Le nombre de candidats ayant répondu présent symbolise tout autant l’éclatement des forces de gauche que le très long chemin à parcourir pour les rassembler. C’est pourtant l’objectif affiché par Pierre Laurent depuis plusieurs mois.

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Fête de L’Huma : la gauche anti-Hollande rêve d’une candidature commune – Article repris dans son ensemble, par de nombreux médias. 10 sept 2016

Une « convergence », voire une candidature commune, est-elle encore possible ? De nombreux élus et représentants de la gauche anti-Hollande se sont pris à rêver, vendredi à la Fête de l’Humanité, d’un rassemblement en 2017, certains appelant même à nouveau à une grande primaire de toute la gauche. « Oui, nous avons des différences, mais nous avons tellement de choses en commun que nous devons valoriser », a lancé le patron des communistes, Pierre Laurent, en concluant un débat de parlementaires opposés à la loi travail, au premier jour de la Fête de l’Humanité à La Courneuve. « Si la Fête de L’Humanité peut donner de l’écho a cette démarche, elle aura fait beaucoup dans la perspective de l’élection présidentielle », a-t-il poursuivi, rappelant que « le peuple de gauche, il est ici ». Il était entouré de nombreux élus socialistes comme Aurélie Filippetti, Jérôme Guedj, Fanélie Carrey-Conte ou Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche, mais aussi le député européen Guillaume Balas, proche de Benoît Hamon, ou l’ancien socialiste Pouria Amirshahi. Aucun député écologiste n’était en revanche présent. Venus pour parler de la loi travail et des motions de censure qu’ils ont tenté de présenter pour empêcher son passage par le 49-3, les participants ont vite dévié sur la possibilité d’un rassemblement politique large.