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Comment, vous ne lisez pas couramment le journal « les Échos » consacré à la finance française et internationale ; ben vous avez tort.

Vous avez tort parce que d’abord vous pourriez constater que votre salaire a augmenté de 2,7 % cette année (ou du moins certains salaires augmentés mais certainement pas les plus bas). Pour ma part de retraité, retirer les divers prélèvements et grâce à l’augmentation, le montant de ma retraite à déclarer sera supérieur de 210 € pour l’année 2016 (un peu plus de 18 € 33 par mois quelle aubaine).

Tous les salariés contents d’une aussi puissante augmentation, seront certainement stupéfié d’apprendre que les prochaines augmentations pour 2017, seront moindre (2,3) permettant ainsi aux entreprises d’engranger un plus confortable matelas tout en faisant en contrepartie, une promesse aléatoire d’embauche(s).

Franchement je trouve que l’article écrit par Jean-François Pécresse (je ne sais pas s’il y a relations familiales avec la présidente de la région Île-de-France) est une honte absolue, il est à dénoncer. Il faut lui opposer : le nombre de fermetures d’entreprises, de délocalisation, d’emplois salariales précaires, la casse du code du travail … et le droit au licenciement « allégé » par la grâce du gouvernement hollande et du 49.3, etc.

Vous avez dit « une droite décomplexée ? » MC

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Le texte de l’article

C’est une vraie bonne nouvelle pour l’économie française : les hausses de salaire devraient ralentir l’an prochain. Réalisée auprès de plus de 300 entreprises de tous secteurs et de toutes tailles, l’enquête sur les révisions salariales 2016-2017 publiée aujourd’hui par le cabinet de conseil en ressources humaines Aon Hewitt suggère que les enveloppes d’augmentations, globales et individuelles, ne progresseront que de 2,3 % l’an prochain, après 2,7 % cette année.

Au-delà des chiffres eux-mêmes, c’est la tendance qui est riche d’enseignements. Car, même si la faiblesse de l’inflation rend ces hausses de salaire toujours confortables, les perspectives de rémunération données par les DRH traduisent une inflexion salutaire dans le partage de la masse salariale.

Un peu moins de marge consacrée aux salaires, c’est plus de chances données à l’emploi, à l’investissement, donc à une croissance équilibrée.

Attention, l’économie française est encore très loin d’emprunter le chemin, au demeurant excessif, pris par l’économie britannique, laquelle a choisi d’intégrer massivement des actifs peu payés. Pas question non plus de parler de modération salariale à l’allemande tant la décorrélation demeure forte, en France, entre les salaires et la productivité.

Mais, depuis qu’un contre-choc a été amorcé en matière de fiscalité des entreprises, depuis, surtout, que la BCE persiste dans sa politique monétaire ultra-accommodante, la reconstitution des marges est un peu moins captée par les éternelles revendications de pouvoir d’achat des salariés français.

Cette moindre préférence pour les salaires intervient cependant trop tard et reste trop timide pour avoir, à court terme, le moindre effet sur la courbe du chômage.

Cet assagissement des politiques salariales mériterait surtout d’être encouragé par le gouvernement, revendiqué comme une orientation de politique économique. La perspective de la présidentielle rend ce vœu peu probable.


Pécresse Jean-Francis, Titre original de l’article « Bonne nouvelle, les salaires ralentissent » – Les Echos du 06 septembre 2016 – Source