Mots-clefs

,

L’édito de la semaine du 24 au 30 août étant dépassé par la récente démission de Macron, l’article pourfendait l’attitude du ministre se rendant au Puy du Fou pour rencontrer Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, dit Philippe de Villiers, (le fameux président du Mouvement pour la France (MPF). Ce « seigneur de Vendée » auto décrété, souverainiste, royaliste, catholique fervent, islamophobe notoire, xénophobe, sectaire et j’en passe !). Pour lire l’article suivre le lien.

Par contre cet édito contenait un texte qui m’a interpellé. MC

« Ils ne veulent nullement faire de la politique; ils veulent représenter des classes sociales et s’assurer l’ oreille du gouvernement pour des revendications limitées. Je n’ y verrais pas d’ objection si, du même coup, ils laissaient la politique à d’ autres ; mais non!  Ils vont jusqu’ à conserver, en les alliant à des avantages économiques immédiats, des idéologies aussi dévaluées que le christianisme, le royalisme, le libéralisme et la social-démocratie. Et, en ne les mettant pas en pratique, ils leur prêtent une apparence de sens et de sainteté, ce qui est, de surcroît, un péché contre l’ esprit. »

Robert Musil l’auteur autrichien écrivait ceci dans un texte intitulé Confession politique d’un jeune homme, publié en novembre 1913.

Extrait de l’édito de Pierre Siankowski – Les Inrocks.