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 Pour avoir parcourue la presse ….

… Il semble que l’article paru dans « Le Parisien » résume le mieux ce me semble, la situation, je vous le livre pour ceux qui ne l’aurait pas vu. MC


« Macron a signé son arrêt de mort ! » maudit un vieil ami du président, amer.

Voilà un mauvais coup de plus pour François Hollande sur sa route, déjà très sinueuse, vers la présidentielle. Car personne n’imagine que Macron se soumette à la primaire du PS, lui qui revendique de ne pas être socialiste. S’il est candidat, ce sera au premier tour. Ce sera donc Hollande ou lui.

Et si le président maintenait sa candidature ?

Macron irait quand même !

« Je ne ferai pas Conflans-Sainte-Honorine », confie le désormais ex-ministre dans « Ça n’a aucun sens » d’Elsa Freyssenet (Plon), livre confidences enlevé sur le quinquennat. Une allusion à son mentor Michel Rocard, qui s’était déclaré en 1980 depuis sa ville, avant de se retirer quand François Mitterrand était entré en lice. On ne saurait être plus clair.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle », murmurait hier un fidèle du président, après l’annonce de sa démission. Un élu PS, plus brutal, osait : « Pour Hollande, c’est désastreux. Il passe pour un c… »

Chez les hollandais, déçus, les mots sont durs contre l’ancien héritier légitime devenu Brutus. « Politiquement, Emmanuel ne pèse rien. Il va se faire défoncer par la droite comme renégat et par la gauche comme double traître », prédit l’un, « triste ». Cet été, les relations s’étaient dégradées entre Hollande et Macron. Au point que le président confiait en avoir plus qu’assez de ses « caprices d’enfant gâté ». « Alors pourquoi il ne l’a pas viré quand il en avait l’occasion ? » peste un ténor du PS.

Champagne à Matignon

De l’autre côté de la Seine, à Matignon, c’est champagne ! Après avoir scalpé Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Christiane Taubira, Manuel Valls voit un autre rival sortir. Lui qui dénonçait lundi à Colomiers (Haute-Garonne) la « déloyauté » n’est pas mécontent d’être débarrassé de Macron, qu’il surnomme « Microbe », comme le raconte Cyril Graziani dans « le Premier Secrétaire de la République » (Fayard), décryptage acéré du quinquennat. A 12 h 44 hier, en pleines turbulences autour du départ de Macron, le Premier ministre tweetait ainsi tranquillement… sur la crise du lait ! Comme pour signifier au jeune ambitieux : l’homme d’État qui reste aux manettes en pleine tempête, c’est moi, le traître, c’est toi. « Les rats quittent le navire ! », cogne un vallsiste. Rude.

Le Premier ministre se pense conforter dans sa démarche, lui qui se pose en recours si, et seulement si, Hollande n’était pas en situation de se représenter. Il fallait bien écouter Valls à Colomiers. Il a clairement posé les jalons d’une possible candidature. « Premier ministre, je le suis, mais un militant libre », a-t-il lancé.

« On ne s’improvise pas candidat à l’élection présidentielle. J’ai moi-même participé aux primaires de 2011. » Message transmis à Macron. Chaque mot avait été pesé. « Manuel voulait marquer le coup, sans faire un hold-up », explique un proche. Et maintenant ? « Il faut qu’il fonce, qu’il trace son propre chemin. Il en a encore sous la pédale. » Lui aussi va donc dérouler ses propositions, en commençant par l’école. Pour être prêt, au cas où. Les hollandais — qui l’eût cru — saluent : « Que Manuel dise : si le président ne devait pas y aller, comptez sur moi, c’est logique. »


Schuck Nathalie, Titre original « Démission de Macron : Hollande qui pleure, Valls qui rit » – Le Parisien- Source