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Venise, destination privilégiée des amoureux, est-elle à la hauteur des attentes des visiteurs ?

Oui pour le dépaysement, l’entrelacs de ses ruelles et passages, les multiples chevauchements des ponts, les quelques places magnifiques, la beauté architecturale de la place Saint Marc et les nombreuses maisons aux allures arabo-renaissances, ces églises (malheureusement presque toutes d’accès payants) et cette couleur ocre jaune-rosée crépissant bons nombres de maisons.

Les, trois iles visitées, nous laissent différents sentiments ou ressentiments. Murano est celle qui nous a le plus déçu à mitiger en fonction du trop peu de temps que nous y avons passé. Burano fait penser à un décor de cinéma ou aurait été tourné un remake « des demoiselles de Rochefort » par Jacques Demy. Un certain charme, mais nous ne passerions pas plusieurs jours dans cette île. Torcello, cette ile très verdoyante, parsemée d’ajoncs, d’anciens canaux, d’herbes folles et de très peu d’habitations, a un charme fou pour qui n’apprécient pas la grande foule de la cité voisine et ses extravagances. Ce lieu autour du musée, de l’église et de l’abbaye, dégage une sérénité où il doit faire bon vivre.

Et puis revenons à la cité, la lacune, son grand canal, ces petits canaux serpentant ou se perdent les gondoles. L’eau divisant les quartiers avant de rejoindre, sillonnés par les nombreux canots a moteurs, les vaporettos, ou encore à quelques mètres du rivage tiré par des remorqueurs, ces très gros bateaux de croisière filant en direction de l’adriatique et cette odeur spécifique à la ville à nulle autre pareil.

Saisissez au passage les arômes des pizzas chaudes, du Parmesan et origan, des algues de cette eau noirâtre, un peu d’iode marin, de vase levée du ressac aux passages des embarcations à moteur apportant un arrière-gout de moisissure, mélangez le tout avec l’ail et l’huile d’olive chaude et vous aurez Venise dans les narines.

Par contre il faut de réels moyens financiers si souhaitez rester sur l’ile.

Si vous allez à Venise pour vous enfermer afin de secouer la literie avec dulcinée, de très nombreux faux palais peuvent avec brios et dépliants alléchants, vous attirer dans leurs filets souvent troués, là aussi si vous souhaitez ne pas décevoir votre belle, visez un 4 étoiles au moins, en dessous vous risquez des querelles à moins de l’avoir tellement aveuglée et là, vous faites pas d’illusion, ça risque de mal tourner au retour.

Quant à la restauration vous trouverez de tout du Kebab au restaurant de très haut luxe, de l’infect a la grande gastronomie et des vins a l’unissons, soient d’horrible piquette aux forts degrés mais sans autre gout que la terre avec la sensation d’une râpe et un horrible mal de tête assuré ou du très supérieur à ce qui en a été dit, comparable à d’excellents vins français, à vous de choisir selon votre gout et finance. Comme tous le visiteurs, soyez étonné de voir inscrit une ligne venant s’ajouter aux prix des menus : Coperto, c’est son nom,  n’est que la facturation des couverts (et interdit de les emporter) … Parfois le pain fait aussi l’objet d’une ligne supplémentaire  …

De la population autochtone, nous avons vu la plupart du temps des travailleurs venus d’étranger, beaucoup d’indous, pakistanais, etc. dans les services hôteliers et de restaurations, quelques africains vendeurs à la sauvette. Les magasins sont tenus semblent-ils, en grande majorité par des italiens.

Incorrigibles italiens alpagueurs, hâbleurs, charmeurs avec les jeunes femmes.

Alors, Venise à la hauteur des attentes : oui pour la visite, les curiosités, le dépaysement, mais faut prendre le temps ou y retourner plusieurs fois pour apprécier pleinement.

Enfin, pour finir, nous sommes conscient que le dicton « voir Venise et mourir » s’appliquera un jour, mais vois-tu madame la faucheuse, nous ne sommes pas pressés, nous verrons cela dans bon nombre d’années.

Grand merci à notre petite (grande) fille qui nous a concocté ce voyage et à nos enfants et petits-enfants pour leurs participations financières.

Finalement c’est simple de créer un souvenir pour le passage de la dizaine à une femme … euh ! … Nous repartons quand ?

L’anniversaire marquer à nos a âges, est décennal … et l’espoir fait vivre !