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Le mieux lorsque l’on a un nombre très limité de jours à consacrer à cette ville, est de s’enquérir d’un guide pour bien appréhender la cité et ne pas rater l’esprit, l’histoire, la vie contemporaine et les bâtiments dignes d’intérêts.

La « chance » est ce jour-là, de n’être que 4 couples de participants et d’avoir eu une guide parlant un impeccable français, vénitienne de souche et résidente de Venise. Pouvoir résider à Venise devient de plus en plus rare compte tenu que toutes les maisons d’un peu d’importance ou de dépendances sont vendues dès que libérées de ses occupants autochtones, pour être transformées soit en hôtels, soit en résidences saisonnières, exilant les vénitiens hors de la cité.

Partie de la place Saint-Marc pour relier le pont Rialto, notre guide nous mena dans le labyrinthe de la cité par une multitude de ruelles parfois borgnes, où l’étroitesse est telle que dans certaines, il est difficile de se croiser avec parfois la surprise de découvrir au dernier moment un passage invisible au premier coup d’œil ou de déboucher sur l’embarcadère d’un des canaux permettant le débarquement de marchandises ou d’évacuation par voie d’eau.

De points en points nous découvrirons des places au sol toujours incliné vers le centre avec en guise de réceptacle un puit recueillant les eaux pluviales (plus ou moins 2000 puits existants ou existaient) ces puits sont aujourd’hui remplacés par le système traditionnel de distribution de l’eau par canalisations dans chaque maison.

La cité aurait recensé 11.000 fosses septiques en 1980, le tout-à-l’égout n’existant pas.

Sachez que 452 ponts sillonnent les « rio » (petits canaux) qu’il faut à chaque fois monter et descendre véritables handicaps pour les marcheurs occasionnels.  90 églises à visiter dont la plupart sont hélas payantes.

Quant aux commodités publiques, elles sont propres pour celles visitées par obligation, la marche à l’avantage, mais aussi des inconvénients digestives, qu’il faut anticiper et vu le peu de points disponibles qui lorsque trouver, il vous faudra vous résoudre à débourser 1€50 par personne, papier fourni toutefois, heureusement !

Reste les prises de vues souvenirs qu’il vous faudra faire entre les perches à selfis et les nombreux estivants agglutinés aux endroits les plus propices à un bon cadrage.

À noter qu’avec autant de monde circulant dans la cité nous n’avons pas constaté de saleté, souillures, dépôts de détritus divers, déjections canines, tags, etc., le sol est conservé propre et les ordures récupérées toute la journée par un ballet incessant de personnes munies de petits chariots. Un très bon point pour cette cité.

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