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Dans un article publié début juin par la revue du Fonds monétaire international (FMI), trois économistes de l’institution taillent en pièces trois décennies de dogmes néolibéraux.

Les politiques d’austérité, les critères européens de Maastricht, les erreurs de Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la Banque centrale européenne… Tout le monde en prend pour son grade.

« La déréglementation » des marchés financiers imposés par « l’agenda néolibéral » a accru « l’instabilité économique et la fréquence des crises », s’inquiètent les économistes. Elle s’est aussi accompagnée d’une « hausse des inégalités » qui compromet la croissance future. Les auteurs dénoncent également les politiques d’austérité, qui, dans les pays riches, présentent un « bénéfice […] exceptionnellement faible » malgré « des coûts sociaux importants et [une] aggravation du chômage ». En somme, « la circonspection vis-à-vis d’une politique unique est totalement justifiée », taclent les économistes, avec dans le viseur l’Union européenne.

Ils se félicitent donc de voir croître « la volonté de contrôle » de la finance parmi les décideurs. Et incitent les pays riches à « accepter de vivre avec leur dette » et à « utiliser les impôts et les dépenses publiques pour redistribuer la richesse ».

Face aux réactions outrées au sein du conclave néolibéral, le FMI a dû corriger le tir pour tenter de préserver les apparences. « Cet article a été largement mal interprété, et il ne faut pas y voir d’inflexion majeure dans la démarche du FMI », recadre son chef économiste, Maury Obstfeld…

Un article circulant dans les rédactions…


Si même des économistes issues du fonds monétaire international (FMI) reconnaissent que le système économique libéral prôné pendant plusieurs années à contribuer aux différents malaises rencontrés par les états européens (l’Irlande, l’Islande, la Grèce mais également l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France, entre autres), et fait subir à sa population des crises d’austérité sans précédent, contribuant aux inégalités de plus en plus criantes. Pour autant les mêmes économistes n’annoncent aucune amélioration, redistribution, dans un avenir proche. MC