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Cet article de F.X. Bourmaud paru dans très droitiste journal « Le Figaro », laisse entendre qu’Emmanuel Macron, ministre de l’économie du gouvernement Hollande, serait de gauche. Lui-même se décrit ni de gauche ni de droite, alors que nous apprend ce sondage en dehors du seul fait que l’on parle encore et encore, de ce monsieur. Ce sondage ne nous apprend rien de plus que ce que l’ensemble de la population à vite compris et mis une étiquette sur ce personnage ; à savoir qu’il fait, qu’il dit, qu’il applique les leçons reçues de ces passages dans les banques, ces ex employeurs, seul le libéralisme appliqué à outrance doit exister comme ligne de conduite et tout doit être adapté pour son épanouissement. MC

Coup de mou passager ou tendance durable, la mécanique Macron s’est enrayée ces derniers jours. Après avoir enchaîné polémique sur polémique depuis une semaine, le ministre de l’Économie commence à en ressentir les premiers effets dans les enquêtes d’opinion.

Ce fut d’abord l’affaire du costard de Lunel lorsque, pris à partie par deux militants de Nuit debout, Emmanuel Macron expliqua que «le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler ».

Ce fut ensuite la révélation par Le Canard enchaîné et Médiapart que, contrairement à ce qu’il avait déclaré, le ministre de l’Économie était soumis à l’impôt sur la fortune (ISF).

Ce fut enfin un déplacement houleux à Montreuil où le ministre fut accueilli à coup de jets d’œufs par des militants de la CGT. Comme en écho à cette séquence calamiteuse, Emmanuel Macron enregistre un recul assez net dans l’opinion selon une enquête réalisée par l’Ifop pour Le Figaro. Il y a deux mois, en avril, 63 % des Français le jugeaient « compétent ». Ils ne sont plus que 57 % à formuler le même jugement en juin.

Sa cote de sympathie accuse elle aussi un recul en passant de 63 % à 54 % en deux mois.

Cette dégradation de l’image d’Emmanuel Macron est particulièrement marquée dans sa famille politique, les socialistes, où le jeune ministre enregistre une chute de 15 points sur le critère « sympathique », et de 14 points sur l’idée qu’il serait « capable de sortir le pays de la crise ».

Pire encore pour celui dont toute la classe politique s’interroge sur les ambitions présidentielles, les socialistes ne sont plus que 36 % à penser qu’il est « capable de rassembler les Français » (-23 points) et 30 % à le trouver « proche »de leurs préoccupations (-23 points). Deux critères essentiels lorsque l’on brigue l’Élysée, deux critères au moins aussi importants que l’appartenance politique.

Or Emmanuel Macron assure vouloir créer avec « En marche ! » un mouvement qui ne soit « ni de droite, ni de gauche », c’est quand même à droite qu’il séduit le plus.

Sur l’ensemble des traits d’image testés dans le sondage, c’est auprès des sympathisants de l’UDI et des Républicains qu’il enregistre ses meilleurs scores.

Après sa série de polémiques, il progresse même de 3 points sur le critère « sympathique » auprès des sympathisants de l’UDI à 87 %.

Pour Emmanuel Macron, ces premiers accrocs de sondages ne sont pas anodins.

Aujourd’hui, sa force repose sur deux pieds : son poste de ministre d’abord, sa popularité ensuite. Le premier dépend du bon vouloir de François Hollande, la seconde est par définition aléatoire. Que l’un des deux, voire les deux, se dérobe et c’en sera terminé de ses ambitions présidentielles.

Si le recul de l’image d’Emmanuel Macron se confirme dans la durée, il lui sera donc difficile de poursuivre sur son élan. « Ne doutez pas de ma détermination », avait-il prévenu après les révélations de presse sur son patrimoine. Il ne devrait pas non plus douter de celle de ses adversaires politiques


Bourmaud François-Xavier, Le Figaro – Source