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Après plusieurs réunions d’instances de partis et de nombreuses réflexions, la gauche pour le moment toujours dispersée, se déciderait-elle à avancer à petit pas ?

REVUE DE LA PRESSE:

Pour Gueugneau Christophe, Médiapart (Extrait), Titre de l’article : « Les communistes se lancent vers 2017 sans lever toutes les incertitudes » –  Source

Réunis à Aubervilliers, et plus précisément aux Docks situés à la station Front populaire de la ligne 12 du métro, environ 800 délégués ont travaillé entre jeudi et samedi à renouveler ou préciser leurs aspirations pour les échéances électorales à venir. À l’issue de ce Congrès, Pierre Laurent a été réélu secrétaire national du parti avec 81 % des voix. Un score pas si important si l’on considère que sa liste était la seule en lice. De fait, les communistes avaient quelques raisons de grincer des dents cette année. Si la feuille de route pour 2017 a elle aussi été largement adoptée samedi, de grosses incertitudes demeurent.

Sur la tenue d’une éventuelle primaire et son périmètre, sur le rapport à Jean-Luc Mélenchon, d’ores et déjà candidat, sur l’avenir du Front de gauche, sur la campagne législative, enfin. Les communistes ont cependant de quoi se réjouir avec le mouvement social en cours. Invité vendredi, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a été accueilli comme une rock star.

Après le débat sur la déchéance de nationalité, l’irruption de la mobilisation contre la loi sur le travail de la ministre Myriam El Khomri est venue ressouder la gauche qui ne se reconnaissait plus dans la politique de Valls et Hollande. À quoi l’on peut ajouter le mouvement Nuit debout, ces assemblées populaires qui gagnent villes et villages en redonnant la parole à ceux qui ne trouvaient plus où s’exprimer.

(…) Concrètement, les communistes ont lancé une consultation citoyenne, intitulée « Que demande le peuple ? », depuis quelques semaines déjà, et comptent amplifier le mouvement pendant l’été.


Pour Besse Desmoulières Raphaëlle, Le Monde (Extrait), Titre de l’article « Candidature de Mélenchon : le PCF rechigne » Source

Y aurait-il un front « tout sauf Mélenchon » au Parti communiste ? Certains ne sont pas loin de le penser. « Il y a deux tabous dont on parle le moins possible, c’est le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon », constate Patrice Cohen-Séat, un ancien membre de la direction du PCF. Dans les allées du congrès du parti qui se termine dimanche 5 juin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le sentiment est mitigé à l’égard de celui venu saluer ses camarades jeudi. Marie-Pierre Vieu, une dirigeante du PCF, ne peut que le constater : « Mélenchon agrège autant de sympathie qu’il suscite de rejet. »

Assise derrière son stand de livres, Lucienne, 70 ans dont 50 au PCF, n’a pas vraiment apprécié la façon dont le député européen a annoncé sa candidature à la présidentielle, le 20 février, sur le plateau de TF1. « On était dans une démarche unitaire et tout d’un coup, le voilà qui dit : “JE décide que JE me présente », déplore-t-elle. Il ne tient pas compte des autres, c’est dommage.  » Jackie, sa voisine, renchérit : « Faut jouer collectif ! Lui, il joue perso ! » Les deux militantes viennent de résumer les nombreuses critiques qui visent la forme de la candidature de M. Mélenchon. « C’est la caricature de ce dont on ne veut plus concernant la présidentialisation de la Ve République », attaque Olivier Dartigolles, porte-parole du parti.


Pour Cloris Julie, Le Parisien (Extrait), titre de l’article « Présidentielle : les communistes feront une primaire des idées en octobre » – Source

« On a décidé de ne pas s’y prendre comme tout le monde voudrait ». Pierre Laurent ou comment présenter de façon complexe un processus compliqué… Pour choisir son candidat à la présidentielle, le Parti communiste français (PCF) va organiser une « grande votation citoyenne nationale pour décider d’un pacte d’engagements communs », explique ce dimanche matin sur France Inter le secrétaire national -réélu- du PCF Pierre Laurent.

Le PCF, qui clôture dimanche (05 juin 2016) son 37e congrès intitulé « Le temps du commun », espère que participeront « plusieurs centaines de milliers » de personnes à ce référendum. « On veut que tous ceux qui veulent se lancer dans la présidentielle aient un socle commun ; on veut qu’il y ait moins de candidats, car il y en aura trop à l’heure de battre la droite et l’extrême-droite », fait encore valoir Laurent qui le dit enfin simplement : le candidat que choisira le PC in fine, le 5 novembre, « ne sera pas forcément un communiste ». Et d’ajouter : « Ce serait bien que tout le monde fasse ce choix-là ».

Samedi, 71% des participants au congrès ont adoubé cette stratégie de la tortue, tandis que 24% ont préféré le lièvre, en votant une motion pro-Mélenchon. Pour l’instant, le PCF résiste à la tentation Mélenchon, crédité de 10 à 12% dans les sondages