Vu, entendu et à conseiller !

Je ne suis pas un fidèle téléspectateur de l’émission « folie passagère » de Frédéric Lopez sur France 2 « folie passagère », j’ai accroché cette démission aux ¾ et ai pu entendre de personnalités qui méritent d’être mieux connues. Maxime Hervé, chercheur à l’INRA, spécialiste de l’évolution des espèces. Jean-Michel Ricard, a notamment créé une méthode de gymnastique avec Jean Daniel Muller très particulière, qui aiderait la thérapie.

La théorie de l’évolution à la portée de tous

Maxime Hervé : La théorie de l’évolution est le cadre dans lequel toute la biologie se fait depuis une centaine d’années. Elle nous touche également personnellement puisqu’elle permet entre autre d’expliquer comment l’Homme est apparu sur Terre. Et pourtant, le fait même de l’évolution est très mal connu du grand public. Il y a plusieurs raisons à ça. L’évolution est un phénomène qui se passe sur une échelle de temps très longue. Elle n’est donc pas directement observable. De plus, la théorie est clairement en opposition avec certaines croyances religieuses.

Avez-vous rencontré des difficultés à écrire pour le grand public ?

La vulgarisation n’est pas un exercice évident. De nombreuses notions qui nous paraissent accessibles ne le sont pas pour quelqu’un qui n’a jamais fait de biologie. Nous avons donc fait relire le manuscrit à des personnes de notre entourage qui connaissent très peu les sciences. Ce n’est pas facile d’écrire quelque chose qui scientifiquement soit le plus juste possible et en même temps d’expliquer simplement pour que le grand public comprenne. J’espère qu’on a réussi à le faire.

En quoi vulgariser les sciences est-il important pour un chercheur ?

C’est très important qu’il y ait un lien entre les chercheurs et le grand public. Je ne suis pas en accord avec l’image du savant qui parle dans un langage que personne ne comprend. Rendre accessibles nos connaissances est l’une de nos missions en tant que chercheurs. Une partie importante de la recherche est financée avec l’argent public. En tant que scientifique, j’ai donc un devoir de rendre accessibles certaines connaissances et de ne pas être opposé à expliquer ce que nous faisons. Cependant, cela prend du temps et ce n’est malheureusement pas valorisé dans notre carrière scientifique.


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Jean-Michel Ricard, co-fondateur de Siel Bleu

Après six mois de bénévolat, Jean-Michel Ricard et Jean-Daniel Muller, deux jeunes Alsaciens « vendent » leur projet au conseil général et à la direction départementale du travail du Bas-Rhin. Ils interviennent dans douze Ehpad de la communauté urbaine de Strasbourg. «  Certains trouvaient un peu louche que des jeunes s’occupent des vieux », sourit Jean-Michel Ricard.

La CPAM du 67 les soutient dans des programmes de prévention contre les chutes et de (re)mise en confiance afin que les personnes âgées osent sortir de chez elles. Le corps médical est à leur côté. Les fondations d’AG2R ou de Pro-BTP aussi. Certaines mutuelles et caisses de retraite signent des partenariats.

Rapidement, les séniors ne sont plus les seuls bénéficiaires des programmes de Siel Bleu : les personnes en situation de handicap, celles atteintes de maladies chroniques mais aussi les salariés sont ciblés.

Pour répondre aux besoins croissants dus au vieillissement, le groupe associatif a élargit son champ d’intervention. Domisiel crée des programmes individuels d’accompagnement par l’activité physique qui sont effectués à domicile. Siel Bleu Formation met en place des conférences, signe des partenariats avec le monde universitaire et organise des formations collectives destinées aux aidants et aux professionnels.

Quant à GPS Santé, entreprise 100% commerciale mais propriété du groupe associatif, elle intervient au sein du monde professionnel pour prévenir des troubles musculo-squelettiques, des accidents du travail auxquels les salariés sont les plus exposés, et de manière plus générale pour améliorer la qualité de vie au travail.

Le Groupe Associatif Siel Bleu, soutient tout particulièrement le développement de programmes innovants comme, par exemple, le Programme Activ’ en Ile-de-France, co-construit avec l’Institut Curie et destiné aux personnes en rémission d’un cancer du sein : la pratique d’au moins 30 minutes d’APA d’intensité moyenne à intense au moins trois fois par semaine permet de réduire les risques de récidive de 30 à 50%.


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