Étiquettes

,

Être Noir ou Arabe en France …

Médiapart  a révélé (vendredi 26 fév. 2016), que l’État jugeait légitime de ne contrôler que les Noirs et les Arabes au motif qu’ils ont plus de chances d’être étrangers et donc sans papiers.

L’État revendique donc officiellement le principe de contrôle au faciès, et le racisme d’état.

Le 24 Juin 2015, la cour d’appel de Paris condamnait l’État pour « faute lourde » dans cinq cas de contrôles au faciès. Cette première victoire avait démontré que l’État menait des pratiques discriminantes et qu’il en est de sa responsabilité de changer la loi. Le premier ministre avait dès lors fait appel de cette décision.

Aujourd’hui l’État assume pratiquer le contrôle au Faciès, et le justifie.

L’État à travers un mémoire envoyé à la cour de cassation, plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, écrit qu’il est légitime de contrôler les noirs et les arabes, à cause de leur simple couleur de peau. Le gouvernement définit donc une nouvelle doctrine d’État : le droit à la discrimination.

En Août déjà, Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports avait déjà déclaré : « moi je préfère qu’on discrimine, effectivement, pour être efficace ».

L’actuel Premier Ministre, qui souhaite « plus de White et de Blancos » continue son œuvre, en justifiant le racisme et les discriminations au plus haut niveau de l’État. Extrait d’un article paru dans le quotidien L’Humanité –


Un avis

Certaines personnes vont applaudir à la lecture de cet article en même prier secrètement qu’elles, qu’ils envisagent que le contrôle au faciès continu de s’étendre à celles ou ceux habillés d’un « bombers » ou d’un blouson de cuir noir, de crâne rasé, ou à la mode gothique. Que diront-elles-ils lorsqu’elles-ils leur faudra ; parce que juifs, orthodoxes, protestants, catholiques, musulmans, indouistes, athées ou libres-penseurs, obèses ou anorexiques, etc ; porter un signe distinctif ?

L’histoire est pleine d’exemples où la discrimination à signifier pour le moins une mise à l’écart, une spoliation, pour le plus, d’atroces génocides. Ne jamais dire ça « ne se passera pas chez nous ». MC