Derrière Flamby était caché Fox, le renard.

Les médias se déchaine, que va faire la population ?

Selon Poussielgue Grégoire, Les Echos (Extrait) – «  Titre de l’article : « Remaniement : l’exécutif porte un rude coup à Cécile Duflot et EELV » – Source

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Dans un communiqué diffusé mercredi soir, Europe Ecologie Les Verts (EELV) avait signifié que « les conditions n’étaient pas réunies » pour un retour des écologistes au gouvernement. Un avertissement à la secrétaire nationale du parti, Emmanuelle Cosse, dont le nom circulait avec de plus en plus d’insistance pour intégrer l’équipe gouvernementale. Nommée ministre du Logement et de l’Habitat durable, Emmanuelle Cosse est effectivement entrée au gouvernement. Elle a immédiatement quitté ses fonctions à la tête d’EELV. (…)

David Cormand, le numéro deux du parti et proche de Cécile Duflot, ancienne ministre et co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, a été choisi pour la remplacer d’ici au congrès de la formation prévu en juin. Celui-ci n’a pas mâché ses mots pour dénoncer le débauchage d’Emmanuelle Cosse. « On a affaire à la nomination du gouvernement de la déchéance, dans tous les sens du terme : la déchéance votée hier, la déchéance des idéaux, la déchéance des convictions, la déchéance de la cohérence. Et au fond, la déchéance de la politique telle qu’on voudrait qu’elle soit pratiquée », a-t-il déclaré sur la chaîne Public Sénat .

Après les départs de plusieurs figures du parti – François de Rugy, Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili, les deux derniers ayant également été nommés au gouvernement – entre l’été et l’automne 2015 et l’échec aux élections régionales de décembre dernier, cette nomination est un nouveau rude coup porté à EELV.

François Hollande et Manuel Valls débauchent celle qui réussissait encore, contre vents et marées, à incarner l’écologie politique aux côtés de Cécile Duflot. Le duo de l’exécutif donne une touche verte qu’il espère plus que symbolique au nouveau gouvernement avec une ministre et deux secrétaires d’État. (…) Cette nomination est aussi un moyen d’affaiblir un peu plus la probable candidature de Cécile Duflot à la présidentielle. « François Hollande cherche à tuer tout ce qui peut représenter une alternative écologiste ou de gauche. Il est dans une démarche d’anéantir tout ce qui est entre lui et Mélenchon », a estimé le nouveau patron d’EELV.


Pour Bredoux Lénaïg, Médiapart (extrait) – « Emmanuelle Cosse au logement: un coup fatal porté à EELV », Source

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Alors que la France est en grande difficulté, je pense qu’elle a plus que jamais besoin d’écologie, notamment dans les institutions et au gouvernement. » « J’ai acté il y a déjà un moment que EELV était dans une autre histoire politique et dans une forme de rupture vis-à-vis de la majorité et ce n’est pas ma conviction, explique encore Cosse. (…) Mercredi soir, EELV avait prévenu dans un communiqué que le parti refuserait de rentrer à nouveau au gouvernement. « Les écologistes constatent que si les conditions n’étaient plus réunies pour faire progresser l’écologie en avril 2014 lors de la sortie de Cécile Duflot et de Pascal Canfin du gouvernement, elles ne le sont pas plus aujourd’hui », écrivaient alors les porte-parole nationaux Julien Bayou et Sandrine Rousseau. « (…) Emmanuelle Cosse, courtisée par François Hollande depuis le départ de Cécile Duflot et de Pascal Canfin, en mars 2014, a donc fini par céder aux sirènes de l’Élysée.

Philippe Mangeot, (…) J’ai respecté son passage de la politique non-gouvernementale à la politique gouvernementale. Mais la question c’est de savoir avec qui. Je ne trouve pas très bonne l’idée d’entrer dans le gouvernement de François Hollande et Manuel Valls et symboliquement catastrophique, au moment où Christiane Taubira part et alors que le gouvernement constitutionnalise l’état d’urgence. » (…)

D’autres sont beaucoup plus sévères. (…) Clémentine Autain, qui a fait venir Cosse à « Regards », ne cachait pas son dépit : « (…) Elle est partie du jour au lendemain, en nous traitant de losers, pour une place éligible aux régionales chez les Verts. On était amies et elle a disparu de la circulation, plus de son, plus d’image. » Puis : « (…) Emma est fidèle au groupe dans lequel elle est… à chaque fois. »

(…) « C’est donc une trajectoire très personnelle », soupire le communicant Arnauld Champrenier-Trigano, qui a travaillé avec elle lors de la dernière campagne des élections régionales. (…)

Julien Bayou (…) « Peut-être qu’il lui est difficile de se passer du chauffeur qu’elle avait en tant que vice-présidente du conseil régional d’Île-de-France… » « C’est un couple de Thénardier de la politique qui s’en va », balaie le député Sergio Coronado, allusion au mari d’Emmanuelle Cosse, le vice-président EELV de l’Assemblée nationale Denis Baupin, partisan de longue date d’un retour des écologistes au gouvernement.

D’autres soulignent l’appétit du pouvoir de Cosse, devenue cheffe partout où elle est passée. « Emmanuelle comprend bien les organes. Elle s’intéresse aux postes, au pouvoir parce que j’imagine qu’elle a l’idée que c’est de là qu’on peut jouer un rôle, et qu’elle peut jouer un rôle, disait l’an dernier sur Canal + Thomas Doustaly, l’ancien chef de Cosse au mensuel LGBT Têtu — aujourd’hui disparu. Elle est dans les choses quand ça marche.(…)»


Selon Chanut Jean-Christophe, La Tribune (Extrait) – « Hollande à la télé : « je ne suis pas obsédé par ma candidature en 2017″. Ah bon ! » Source

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Si on voulait faire de la psychanalyse, on dirait que le Président est dans le déni ou, au choix, qu’il a un inconscient très bavard, dès le début de son intervention, il jure que l’entrée d’Emmanuelle Cosse, ex-secrétaire nationale d’Europe Écologie- Les Verts, n’a donné lieu à « aucun marchandage »… mais c’est pour annoncer immédiatement après qu’un referendum local sera organisé d’ici octobre sur l’épineux dossier de la nécessité, ou pas, de construire l’aéroport de Notre-dame-des-Landes. Étrange, cela n’a jamais été dit avant…

Sur la réforme de la constitution, le président a renvoyé l’opposition à ses contradictions, rappelant que la déchéance de la nationalité avait été demandée par « d’autres familles politiques » et que cette décision avait été applaudie « par les parlementaires » lors du discours au congrès le 16 novembre. Il souhaite donc que cette réforme ne fasse pas l’objet de « trop de navettes » entre l’Assemblée et le Sénat. Hollande valide le referendum d’entreprise Mais c’est sur le terrain économique que le président a été le plus clair: les réformes vont continuer. La première d’entre elle sera celle du droit du travail. Il a confirmé que la plus grande place possible sera laissée, à l’avenir, aux accords d’entreprise pour fixer l’organisation du travail, mais que le salaire minimum et la durée légale du travail seront respectés. Il a aussi donné son accord à une réforme annoncée par la ministre du Travail: les syndicats minoritaires (mais représentant au moins 30% des salariés) pourront organiser un referendum, à leur initiative, pour faire avaliser directement par les salariés un accord qu’ils ont signé. Bien entendu, il a également insisté sur la prochaine naissance du « compte personnel d’activité » qui doit permettre d’assurer un « flexi-sécurité à la française ». Formation des chômeurs: non ce n’est pas une « magouille »


Pour Gérard Rossi – l’Humanité (Extrait) « François Hollande annonce un référendum sur ND des Landes et confirme la poursuite de sa politique économique » Source

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François Hollande a cependant annoncé la tenue « d’ici le mois d’octobre » d’un référendum local à propos de l’aéroport contesté de Notre Dames des Landes.  Quand on sait que la toute nouvelle ministre du logement, Emmanuelle Cosse, s’est toujours déclarée clairement opposée à ce projet avec sa formation EELV (…). Alors que la demande d’un même référendum local, formulée par la ministre de l’environnement, Ségolène Royale, en mars 2015, était restée lettre morte.

Autre annonce présidentielle, pour répondre dit-il à la crise qui frappe les exploitants agricoles, celle d’une « baisse immédiate des cotisations sociales » pour tous les agriculteurs, sans en préciser nullement le montant. Le président a cité pelle-mêle crise du porc, crise du lait, épidémies, sécheresse, évoquant également la question de « l’embargo russe ». Il a promis des mesures européennes.

Rien de nouveau en revanche « sur la réforme du code du travail » et le président indique que « l’on va aller aussi vite que possible » afin que les nouvelles règles pour « adapter le temps de travail dans les entreprises » et aussi  pour « embaucher  plus facilement, avec plus de souplesse ». François Hollande s’est également réjoui à nouveau de la mise en œuvre des dispositions de la loi Macron, permettant l’ouverture de commerces le dimanche, et là encore « on va aller plus loin » a-t-il indiqué. Et il a défendu la possibilité de « référendums d’entreprises quand il y a un blocage » dans la négociation.

Pour la réforme constitutionnelle et la déchéance de nationalité, débattues actuellement au Parlement, François Hollande a dit souhaiter « que des règles soient fixées » et il « ne souhaite pas que les navettes entre l’Assemblée et le Sénat ne durent pas trop longtemps ». Ce qui revient à demander aux deux chambres de trouver un accord sur un texte commun, indispensable pour être ensuite soumis au Congrès pour ratification.  Je ne veux pas que la France soit suspendue à cette révision de la Constitution » a-t-il même souligné.

Quant aux Primaires à gauche, François Hollande a refusé de s’engager, de se dire concerné, se contentant d’annonce qu’il prendra sa décision « le moment venu ». Pour l’heure « je ne fais pas de calculs » a-t-il ajouté…


Pour Bretton Laure, Libération – « Hollande en état d’urgence », source

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(…) en 2012, François Hollande a distancé Nicolas Sarkozy d’un million de voix alors qu’il avait fait l’union de la gauche (proposant un juteux accord électoral aux écologistes) et que le PS avait gagné tous les scrutins précédant la présidentielle (départementales, régionales, Sénat) et « aujourd’hui, on est dans le scénario totalement inverse », s’alarme un sénateur.

La majorité s’est rétrécie et le PS s’est pris claques sur claques aux élections intermédiaires. Sur le fond, il reste peu de temps pour envoyer des signaux politiques à la gauche avant la présidentielle. A l’Élysée comme à Matignon, aveu politique caché sous une formule sémantique, on ne parle d’ailleurs même plus d’avoir un pays « en meilleur état » qu’en 2012 au bout du quinquennat mais de le mettre « sur une meilleure trajectoire ».

(…) Dans les tuyaux depuis plus d’un an, la loi égalité et citoyenneté va être transmise la semaine prochaine au Conseil d’État et comportera trois volets : habitat, engagement et jeunesse, et discriminations. Mais elle devra se faufiler au Parlement entre la future loi El Khomri sur le code du Travail, qui donne déjà des sueurs froides à une partie de la gauche, le mastodontique nouveau projet de loi antiterroriste et la préparation du dernier budget du quinquennat, dès le printemps.

Les dernières déclarations de la ministre du Travail sur une éventuelle dégressivité des indemnités chômage n’ont rassuré personne. « Hollande et Valls sont prêts à aller très loin sur le sujet, j’espère qu’on n’aura pas un nouveau 49.3 », craint déjà un sénateur pourtant légaliste. (…)


Courrier International Dessin de Kroll