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Le pire des institutions américaines est bien l’organisation des primaires dans les différents états.

Le parti socialiste en organisant en France ce type d’événements a contribué à créer un clivage dépolitisant par là-même tout projet de société

Il ne faudrait pas que les « primaires françaises » produisent des élus, se révélant soient des « Guignol », soient de splendides incapables au risque pour certains de faire l’objet de moqueries mondiales à l’exemple de Jimmy Carter, Bush fils, ou le cowboy de ciné, Ronald Reagan.

D’autre part, les primaires sont réalisées par, pour et autour des grands partis accentuant le clivage droite-gauche. Ils rendent de fait, de par l’occupation médiatique, impossible l’émergence de projets d’évidences sociétales, émanant de personnes se situant hors des clivages appliqués par les appareils politiques et lobbyistes attachés. MC


Primaire Les Républicains (LR)

La primaire se jouera sur « la personnalité ». Selon le directeur de campagne d’Alain Juppé, de nombreux candidats de droite avanceront des idées « qui au fond se ressembleront sur certains sujets ».

Ses propositions sur l’emploi, la compétitivité des entreprises et la fiscalité, Alain Juppé les fera dans son troisième ouvrage, à paraître le 11 mai. Gilles Boyer, son directeur de campagne, a annoncé la date jeudi au « Talk Le Figaro ». Selon lui, parmi les Républicains, « beaucoup de candidats à la primaire » avanceront des idées « qui au fond se ressembleront sur certains sujets », même s’il y aura « des points de nuance », parce qu’ils appartiennent « tous à la même famille politique ». Il a cité en exemple « les 100 milliards d’économies sur le quinquennat » que veut faire Nicolas Sarkozy en rappelant : « C’est ce qu’Alain Juppé dit depuis plusieurs mois ». Selon Boyer, « la question, c’est la crédibilité pour porter ça. Qui a-t-on envie de croire ? »

Waintraub Judith, Le Figaro (Extrait) – Source


A gauche, la « possible » primaire n’est pour l’instant qu’une belle figure de style.

Mais il faudrait pour lui donner consistance que l’on aperçoive quelques candidats. Ce qui n’est pas le cas. (…)

Que vont faire :

  • les communistes ?
  • les écologistes ?
  • les frondeurs ?

On l’ignore, et eux aussi sans doute. (…)

Editorial (extrait) signé de Denis Sieffert – Politis


Un collectif de personnalités réclame une primaire à gauche en 2016

Exigeons une primaire des gauches et des écologistes. » L’appel, publié lundi 11 janvier dans Libération, est signé par une cinquantaine de politiques, intellectuels ou personnalités venues du monde de la culture. A l’origine de cette initiative, les écologistes Daniel Cohn-Bendit et Yannick Jadot, et le sociologue Michel Wieviorka. Ils ont été rejoints par l’économiste Thomas Piketty, le démographe Hervé Le Bras, l’écrivain Marie Desplechin, puis par l’historien Pierre Rosanvallon, l’essayiste Raphaël Glucksmann, l’avocat William Bourdon, le comédien Philippe Torreton ou encore l’ancien footballeur Vikash Dhorasoo. Barbara Romagnan est la seule députée socialiste signataire.

« Nous voulons faire de la prochaine élection présidentielle la conclusion d’un débat approfondi, écrivent-ils. Nous voulons du contenu, des idées, des échanges exigeants. » Ils critiquent aussi un personnel politique devenu « synonyme de caste et d’oligarchie » et dont l’action est perçue « comme impuissante, voire comme corrompue et soumise à des intérêts corporatistes ou particuliers ». Au passage, les signataires dénoncent la volonté de l’exécutif de mettre en place la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux. Un projet qu’ils qualifient d’« injustifiable ». « L’instrumentalisation de la Constitution à des fins tacticiennes constitue une rupture démocratique majeure », critiquent-ils.

Le Monde (Extrait) – Source


Le mirage d’une primaire de la gauche

Faire le vide autour de lui. Neutraliser ceux qui souhaitent l’empêcher de se présenter en 2017. A quinze mois de l’échéance, François Hollande n’a certes aucune assurance de prolonger de cinq ans son séjour à l’Élysée. Mais il est peut-être en passe de conjurer une menace : celle de devoir se soumettre à une primaire, comme ce fut le cas en 2011, pour imposer une nouvelle fois sa candidature à l’élection présidentielle. Cette idée peut surprendre, alors que les appels à une primaire se multiplient à gauche. Or, la difficulté est que ces appels se heurtent à deux sérieux obstacles. Le premier est lié à son périmètre. Pour l’heure, la direction du PS ne ferme pas totalement la porte mais pose de telles conditions (que la primaire aille  » de Macron à Mélenchon « , que M. Hollande y participe et que les autres candidats se rallient à celui-ci s’il gagne la primaire) que sa participation est peu probable. C’est aussi le cas de Jean-Luc Mélenchon, qui préfère faire cavalier seul que se présenter à une primaire que M. Hollande pourrait remporter. Faute d’une large primaire, seule une primaire de petite envergure paraît envisageable. Mais, là encore, cela n’a rien d’évident. D’abord parce que, sous la Ve République, les campagnes présidentielles ont toujours été pour les  » petits  » partis de gauche, y compris pour ceux qui sont allergiques à la nature monarchique des institutions, l’occasion de peser dans le débat public.

Wieder Thomas, Le Monde (Extrait) – Source