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J’ai longuement hésité à poster un article sur Sarkozy, son livre, le développement qu’il en attend. Je voulais en savoir un peu plus sur sa teneur et surtout de connaître les réactions des appareils de parti, les médias. Je n’ai pas lu ce livre et pas la moindre intention de le lire. Tout comme François Hollande (s’il se représente en 2017), ces personnages ont dupé la population par des promesses électorales et aucun mea culpa ne peut leur être accordé. Par contre, notons qu’en matière sociétale il n’y a aucune proposition nouvelle émergente, pas plus que se révèlent, de nouvelles personnalités politiques. MC

Nicolas Sarkozy sait mieux que quiconque gérer le suspense et faire courir les journalistes politiques à la recherche de son livre à paraître lundi (« La France pour la vie », Plon). Pour autant, il a implicitement dû concéder, cette semaine, une défaite de taille.

Le choix stratégique du parti, pour gagner la primaire présidentielle de novembre 2016 , n’était pas « l’autoroute » espérée. L’histoire n’est pas encore écrite bien sûr. Mais un peu plus d’un an après sa conquête, le président des Républicains repart à la rencontre des Français « sans caméra », dit-il [!!!!]. (…)

En clair, il fait comme les autres.

Candidat (non déclaré) parmi les candidats. Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire et même Jean-François Copé s’adonnent eux aussi au cocktail livre-terrain pour espérer gagner le cœur des sympathisants.

Le parti ne l’a pas avantagé – jusqu’ici ; l’a-t-il pour autant plombé ?

C’est la thèse à mi-mot de Luc Chatel, son conseiller politique, lorsqu’il explique que Nicolas Sarkozy « doit prendre un peu de champ par rapport au quotidien du parti », dont il a plus vu les « inconvénients » que les « avantages » (« Le Talk » du « Figaro »). « Qu’ils se taisent ! »

Ses adversaires, eux, estiment que Nicolas Sarkozy s’est trompé, faute d’avoir vu la portée d’une primaire ouverte (à moins qu’il n’ait espéré en vain la contrer). Il a raisonné « à l’ancienne », entend-on, en pensant que la « machine de guerre » Les Républicains lui permettrait d’exercer son autorité sur les têtes du parti, et de bénéficier d’un statut de « premier opposant » à François Hollande.

Las. Son autorité n’est plus ce qu’elle était. Et le FN lui dispute le flambeau d’opposant. Reste quoi ? « Les problèmes », glisse un proche d’Alain Juppé : « Qui tient le parti tient les emmerdes. »

Après avoir dû construire en interne ce qu’ils n’auraient pas par le parti, à savoir des réseaux, de l’argent, des locaux, les autres candidats estiment aujourd’hui être beaucoup mieux hors du parti qu’à sa tête. « On est plus mobile », juge l’un d’eux. (…)

Cornudet Cécile, Les Echos (Extraits) – source