Le FN, la main dans le sac !

Air cocaïne 

Un eurodéputé FN et l’assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen ont activement participé à l’exfiltration des deux pilotes de République dominicaine.

Il est désormais établi que l’eurodéputé FN, Aymeric Chauprade et Pierre Malinowski, assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen, ont activement participé à l’exfiltration qui a permis à Bruno Odos et à Pascal Fauret de fuir la République dominicaine. Pilotes d’un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana à bord duquel se trouvaient deux autres passagers français et 680 kg de cocaïne répartis dans 26 valises, ils avaient été condamnés en août 2015 à Saint-Domingue à vingt ans de prison, et laissés libres en attendant leur procès en appel.

En 2012, Marine Le Pen assurait vouloir rétablir « la peine de mort pour les trafiquants de drogue », qui sont « par définition des tueurs en série ». À l’aune de ce programme martial, les deux frontistes, qui disent avoir agi par « solidarité militaire », se sont rendus coupables de laxisme.


Et aussi …

Le Sénateur FN Ravier ne voit aucun mal à accorder la preference « familliale »

Stéphane Ravier, sénateur maire FN des XIIIe et XIVe arrondissements de Marseille, vient de fournir un emploi de contractuel à son fils.

En campagne, il promettait de supprimer « tout financement d’associations clientélistes ».

Stéphane Ravier, sénateur maire FN des XIIIe et XIVe arrondissements de Marseille, vient de fournir un emploi de contractuel à son fils.

Pour l’élu, interpellé par Marsactu, il n’y a rien là de critiquable : d’abord c’est un « petit boulot », et puis « parce que c’est le fils du maire je ne devais pas lui donner un emploi ? » D’ailleurs cette embauche est conforme à la philosophie lepéniste : « Je préfère mes filles à mes cousines, mes cousines que mes voisines, etc. »

Articles paru dans Politis n° 1376   (les 2 au-dessus)

Couv Politis N°1376


Et encore …

Jean-Marie Le Pen visé par une plainte du fisc

Le fondateur du Front national et ancien candidat à l’élection présidentielle est soupçonné d’avoir détenu un compte bancaire caché à l’étranger. Une plainte du fisc pour fraude fiscale a ainsi été déposée contre lui et son épouse Jany le 24 septembre.

La direction des finances publiques des Hauts-de-Seine a déposé une autre plainte visant Gérald Gérin, un proche collaborateur du dirigeant frontiste, soupçonné par la justice d’avoir joué un rôle de prête-nom pour un compte dissimulé.

D’après nos informations, une quinzaine de policiers ont fait irruption au manoir de Montretout à 8 heures du matin. Ils ont passé l’après-midi à tenter d’ouvrir un coffre-fort… à l’aide d’une meuleuse. Ils ont finalement réussi à l’ouvrir en fin d’après-midi. Une autre perquisition a été menée dans le même temps au domicile de Gérald Gérin.

«Je suis indigné de cette violence judiciaire injustifiée, a réagi Jean-Marie Le Pen dans un communiqué. Je suis l’objet de l’attention minutieuse, voire inquisitoriale, des agents du fisc depuis des dizaines d’années. Comme toujours, sous la gauche comme sous la droite, il semble que le calendrier électoral commande les actes de procédure si possible médiatiques.»

Une enquête ouverte en juin

Dans un second communiqué arrivé en fin d’après-midi, le fondateur du FN a fait état «de méthodes dignes d’un Etat policier qui visent à persécuter sans cause un parlementaire d’opposition comme s’il était un délinquant, à l’orée des élections régionales, où je ne suis d’ailleurs pas candidat».

«Tirant profit de mon départ annuel en vacances d’hiver, organisées depuis plusieurs mois, le pouvoir a fait procéder à une série de perquisitions à mon domicile et à mes bureaux, avec des effectifs policiers très importants, s’est-il insurgé. Je demanderai évidemment réparation des violences et des dommages moraux et matériels que nous subissons, ma famille, mes proches et moi.»

Cette enquête visant Jean-Marie Le Pen a été ouverte en juin par le parquet national financier (PNF). Elle porte sur des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale et d’omission de déclaration de patrimoine, à laquelle sont astreints les parlementaires. Elle est consécutive à des signalements de la cellule antiblanchiment de Bercy (Tracfin) sur un compte bancaire caché à l’étranger, et de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Fin avril, Mediapart avait révélé le signalement de Tracfin un trust géré à Genève, dont l’ayant droit serait l’assistant personnel de Jean-Marie Le Pen. Selon ce signalement, le trust comprendrait un compte abondé à hauteur de 2,2 millions d’euros, dont 1,7 sous forme de lingots et de pièces d’or. « Ce n’est pas parce que Mediapart dit quelque chose que c’est une vérité évangélique», avait alors nié Jean-Marie Le Pen

Le parisien – Source