Lyon. L’extrême droite « Génération identitaire » fait des siennes.

Lyon : des militants d’extrême droite occupent un futur centre d’accueil de Roms

Une trentaine de militants identitaires ont investi samedi matin le toit d’un bâtiment qui va prochainement accueillir un centre d’insertion de Roms, à Saint-Genis près de Lyon. Ils ont également brûlé des véhicules.

Debout sur le toit, ils ont déployé une très grande banderole autour de la façade sur laquelle on peut lire « Saint-Genis ne sera pas Calais ». Ils ont posté sur twitter de nombreuses photos pour médiatiser leur action. Saint-Genis-les-Ollières, commune cossue à l’ouest de la métropole de Lyon, a été retenue pour accueillir prochainement environ 160 Roms dans un « village d’insertion », dans le cadre d’un projet coordonné par le préfet. Selon les gendarmes, ces activistes d’extrême droite, de Génération identitaire, émanation du Bloc identitaire, ont brûlé sur place deux véhicules. Leur action a commencé à 08h30.

Le préfet du Rhône Michel Delpuech souhaite créer deux ou trois villages d’insertion de Roms sur le territoire métropolitain, avec scolarisation sur place des enfants la première année et formation professionnelle et suivi emploi pour les adultes.

Le maire de la commune, Didier Cretenet (sans étiquette), s’est rendu sur place. Selon lui, ce projet résulte d’une « décision imposée par le préfet, sans aucune concertation », sur ce site de 10 hectares qui abrite un ancien fort militaire.

« On se doutait qu’il y aurait une action de ce type-là. On avait prévenu le préfet et le ministère de l’intérieur. On n’est pas surpris de cette action aujourd’hui et on espère que cela n’ira pas plus loin », a indiqué le maire à l’agence AFP. « Selon lui, des bâtiments modulaires de 30 mètres carrés seront installés pour abriter 65 adultes et 95 enfants. « On a qu’un seul groupe scolaire dans la commune qui est plein. Ce ne sera pas possible de scolariser les enfants », a-t-il ajouté.

Le 1er octobre, Saint-Genis-les-Ollières a tenu un conseil municipal extraordinaire durant lequel les élus avaient voté une motion contre l’installation des 160 Roms.

La députée Isabelle Attard a prestement réagi sur Twitter. « Si je résume, des gens s’opposent aux bidonvilles en empêchant l’accès à un bâtiment en dur ? Rappelons à ceux qui croient au « Grand Remplacement » que les migrants de Calais veulent quitter la France ! »

Samedi, 24 Octobre, 2015 – Source

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