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Exclue de la liste des régionales dans le Grand est par le parti « Les Républicains » pour dérapage raciste après trois jours de polémique, Nadine Morano assume et promet des représailles contre l’ancien Président.

Nicolas Sarkozy a tranché hier matin dans la polémique déclenchée par les propos de Nadine Morano sur « la race blanche » (Voir article – CLIC). Le président des Républicains a décidé de saisir la Commission ad Hoc (CNI) du parti pour lui « retirer l’investiture en Meurthe-et-Moselle » pour les élections régionales. La CNI, présidée par Christian Estrosi, un proche de l’ancienne ministre, est appelée à se pencher sur le cas de l’eurodéputée mercredi prochain. Valérie Debord, secrétaire générale adjointe des Républicains, et élue locale à Nancy, devrait être investie à la place de l’eurodéputée lorraine.

Par son caractère exceptionnel et compte tenu de la personnalité de l’élue concernée, la sanction envisagée résonne comme un véritable coup de tonnerre politique. La droite en espère un bénéfice en privant la gauche de sa tête de turc préférée, et en envoyant un signal à l’électorat modéré déboussolé par les œillades répétées à l’extrême droite.

« Je maintiens mes propos »

(…) L’entourage de Nicolas Sarkozy avait laissé entendre en début de semaine qu’il avait été « affligé » par les propos de son ancienne ministre. « Les positions de Nadine Morano ne sont, aujourd’hui, pas compatibles avec les orientations de mon équipe », avait fait savoir officiellement Philippe Richert. D’autant que l’eurodéputée avait persisté et signé sur Europe 1 ce mercredi matin : « Évidemment que je maintiens mes propos. On ne peut plus rien dire dans ce pays », a-t-elle déclaré. Si elle a peu trouvé de soutiens dans son camp, Jean-Marie Le Pen a volé à son secours : « Bravo madame. Vous résistez à la gauchisation de l’UMP ».

Fidèle sarkozyste, avant…

(…) Son éviction n’a pas conduit Nadine Morano à baisser les armes. Au contraire.

Aussitôt le communiqué des Républicains publié, elle avait dégainé contre son ancien chef de file qualifié de « nul », et adressé à Nicolas Sarkozy une menace à peine voilée : « Ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai » a-t-elle déclaré au « Point » ajoutant: «on me demande d’aboyer et après on me lâche. Je ne me tairai pas». (…)


Philippe RIVET – Le Dauphiné Libéré – (Extrait) SOURCE