Horrible tradition barbare.

C’est une sentence inhumaine et d’un autre âge qui révolte le monde entier.

Injustice horrifiante …  pire que la loi du talion. Comment des personnes humaines « dîtes » sensées peuvent décider de ce type de justice ?  MC

Deux sœurs, âgées de 23 et 15 ans, ont dû fuir leur village du district de Baghpat, dans l’État d’Uttar Pradesh (Inde) parce qu’elles sont condamnées à être violées collectivement puis exposées nues avec le visage peint en noir.

Le conseil du village a voté afin de « punir » le frère des deux filles.

En effet, ce membre de la caste des Intouchables a enfreint la loi en s’enfuyant avec une femme mariée d’une caste supérieure, celle des Jats.

Les deux sœurs sont donc condamnées à expier les fautes de leur frère.

Le conseil de village (« panchayats ») qui a condamné les deux sœurs était notamment constitué de membres des Jats.

Bien que les tribunaux indiens ne reconnaissent pas ce genre de conseil, présidé notamment par de vieux hommes et sans aucune valeur juridique, ces conseils gardent une influence dans beaucoup de villages de l’Inde rurale.

Des «tribunaux de pacotille »

En 2011, la Cour suprême de l’Inde a décrit ces « panchayats » comme des « tribunaux de pacotille » et a déclaré que leurs décrets étaient illégaux. Ils sont accusés par leurs détracteurs de rendre une justice expéditive et de tolérer les « crimes d’honneurs » contre des couples qui ne se plient pas à la tradition.

La Cour suprême indienne peut encore éviter cette sentence si elle annule le jugement et surtout met les moyens en œuvre pour qu’il ne soit pas appliqué localement.

Révoltée par cette sentence, l’association Amnesty International a lancé une pétition qui a récolté plus de 130.000 signatures en ligne pour inciter la Cour suprême indienne à protéger les deux victimes.

Les réseaux sociaux ont désormais pris le relais