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Trente-cinq ONG ont lancé mercredi un appel aux dirigeants du monde entier pour « faire pression sur Israël afin qu’il lève le blocus sur Gaza » qui entrave la reconstruction de la bande côtière un an après la guerre de 2014.

« Un an après le conflit, à peine 5% des matériaux de construction nécessaires sont autorisés à entrer. À ce rythme, la reconstruction de Gaza pourrait prendre 17 ans », souligne l’appel, signé notamment par Oxfam, Action contre la Faim, des ONG nationales d’inspiration chrétienne ou de défense des droits de l’homme, ainsi que l’ONG de cybermilitantisme Avaaz.

« En ce jour anniversaire de la fin du conflit qui a opposé le gouvernement d’Israël et des groupes armés palestiniens, les organisations signataires demandent que les matériaux de construction tels que le bois, les barres de métal et le ciment soient autorisés à entrer à Gaza afin que les hôpitaux, les écoles et les logements puissent être reconstruits le plus tôt possible », indique le texte.

Au cours du conflit « près de 19.000 logements ont été détruits et 100.000 personnes ont été privées de domicile. Les gouvernements bailleurs de fonds ont promis 3,5 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros) pour reconstruire Gaza. Mais les restrictions israéliennes portant sur les matériaux de construction retardent toujours les chantiers ».

« Un an après le cessez-le-feu, à peine 5% des 6,7 millions de tonnes de matériaux de construction indispensables à la réparation des dommages subis par Gaza ont été autorisés. À ce rythme, la reconstruction pourrait durer 17 ans ». Les ONG soulignent que 11 écoles et universités ont été détruites, et 253 établissements ont été sévèrement endommagés. « 120 000 personnes n’ont toujours pas accès aux réseaux d’eau et d’assainissement » et « 81 hôpitaux et cliniques ont été endommagés ou détruits ».

« Le gouvernement israélien est le premier responsable du blocus » soulignent les organisations signataires, même si elles « reconnaissent que les efforts de reconstruction sont également entravés par l’incapacité des partis politiques palestiniens à se réconcilier et à faire de la reconstruction une priorité, et par la fermeture par l’Egypte de ses frontières avec Gaza ». Elles rappellent que « l’ONU et le Comité international de la Croix-Rouge ont répété à de nombreuses reprises que le blocus constituait une violation du droit international. Il ne peut pas y avoir de justification à la punition collective d’une population entière ». Selon Avaaz, « plus de 200.000 personnes se sont jointes à l’appel ».

Signer l’appel pour la levée du blocus sur Gaza


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