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Sur les red carpets » (le tapis rouge) du Festival de Cannes, la famille du cinéma joue de ses artifices.

La satisfaction affichée des corps « glamourisés » est à la mesure des fantasmes qu’ils suscitent auprès des badauds qui s’excitent en les contemplant monter des marches et leur faire coucou.

Cette idolâtrie dissimule pourtant des malentendus, notamment les angoisses et les sueurs froides que les acteurs et réalisateurs éprouvent au moment de la projection de leurs films ou de l’annonce du palmarès.

Des enjeux économiques sont en lice.

Bonnes ou mauvaises critiques organiseront plus ou moins des succès financiers ou des échecs. Le palmarès offrira un panel de futures rémunérations aux actrices, acteurs.

Les hôtels de luxe, les locations de villas de luxes, casino et boites de nuits, trouvent là un pactole avant saison estivale, la ville de Cannes une notoriété internationale.

Mais que reste-t-il une fois les lumières éteintes, le tapis rouge démonté et des dizaines de films projetés ? Bien souvent qu’une gloire factice, une auréole temporaire, qui, malgré quelques éternuements ne laisserons souvent que peu de trace indélébile.

Après la « glorification » -temporaire et très fragile- d’un secteur de l’économie, il ne reste bien souvent que des confettis sur le pavé et bouteilles vides dans les caniveaux.

D’après un texte lu dans les Inrocks