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Nicolas Sarkozy s’est fait remarquer mercredi 08 avril 2015, pour une comparaison plus que douteuse, entre François Bayrou et le virus du sida. Ce n’est pas la première fois que l’ancien président de la République se fait épingler pour ses insultes et ses petites phrases. La preuve.

Tel qu’il se comporte n’est-il pas un homme revanchard, teigneux et dangereux capable de tout ? Un vrai question.    MC


 

“Bayrou, c’est comme le sida… Quiconque le touche meurt !”

Voici la dernière punchline de Nicolas Sarkozy, selon un article paru mercredi dans Le Parisien (un démenti a été publié depuis). Loin d’être une première, la violence verbale à l’encontre de ses proches ou adversaires politiques a souvent été reprochée à l’ancien chef de l’Etat. Retour sur une des grammaires les plus acerbes de la classe politique.

Fillon “à terre et sans oxygène”

Quand une petite phrase en éclipse une autre. Si c’est celle sur François Bayrou fait parler d’elle ce mercredi, Le Canard Enchaîné en a révélé une autre. Persuadé de la volonté de François Fillon de le voir tomber dans “l’affaire des pénalités” (paiement par l’UMP des sanctions infligées à Nicolas Sarkozy pour le dépassement des frais de campagnes 2012), l ‘ancien chef de l’Etat ne décolère plus contre son ancien Premier ministre. “Fillon, je le veux à terre et sans oxygène”, aurait-il déclaré à sa sortie du pôle financier en tant que témoin assisté.

“C’est lui qui a tenté, via son avocat Sureau, de me faire mettre en examen […] Même s’il n’est plus un problème car il n’est plus dans la course, les saloperies qu’il a faites ne resteront pas sans suite. Il y a des limites qu’il ne faut pas franchir, et lui, il les a franchies allègrement.”

Le vieux Juppé et Bertrand “le médiocre”

Juin 2014, alors qu’il n’a pas encore annoncé sa candidature à la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy se fait déjà remarquer, encore une fois par le Parisien,  en jouant les snipers. Les victimes: Alain Juppé et Xavier Bertrand, deux anciens ministres et potentiels futurs adversaires en 2017. Alors que Xavier Bertrand s’était prononcé implicitement, une semaine plus tôt, contre un retour de Nicolas Sarkozy, ce dernier fusille :

“C’est un médiocre. Ce n’est pas la reconnaissance qui l’étouffe.” Quant à Alain Juppé: “Ce n’est pas un concurrent, vu son âge.”  Sarkozy ou l’art de mettre l’ambiance avant son retour.

Sur la pneumonie de Borloo

Deux pour le prix d’un. Alors que son ancien ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo souffre d’une grave pneumonie, l’ancien Président trouve le moyen de lui balancer une vanne sur son état de santé tout en taclant François Bayrou, toujours lui.

“Tu te rends compte ? T’as passé cinq ans avec Chirac, t’as pas eu un rhume. Cinq ans avec moi, pas une grippe. Tu passes un an avec Bayrou, on a failli t’arracher un poumon.”

François Hollande et les frites

Elles ne sont pas rares les images de l’ancien président faisant son jogging entouré par sa garde rapprochée. Un culte du corps qui semble lui être cher, surtout quand il s’agit de tirer à gros boulets sur celui qui a pris sa place à l’Elysée. Dans leur livre Ça reste entre nous, hein? (Flammarion), Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel rapportent les propos de Nicolas Sarkozy, qui trouve son successeur “ridicule” et n’hésite pas à le tacler sur son apparence.

“Il est mal fagoté, il mange des frites. Quand on fait un métier public, il faut faire attention.”

“Avec Marine Le Pen, c’est physique”

Alors qu’il avait déjà comparé le physique de la présidente du Front national à celui d’un “déménageur”, l’ancien maire de Neuilly en remet une couche début 2015, comme le révèle Le Point. Pour lui Marine le Pen est comme son père “la culture en moins”, assumant totalement les attaques sur son apparence :

“Pour le coup, je revendique le délit de sale gueule […] Avec Marine Le Pen, c’est physique ! Je la déteste… Elle est épaisse… Et puis cette voix éraillée… On dirait un soudard!”

Sarkozy et le “Karcher”

En déplacement à la cité des 4 000 à La Courneuve, en 2005, après la mort d’un enfant de 11 ans victime d’une balle perdue lors d’un affrontement entre deux bandes, le ministre de l’Intérieur de l’époque avait choisi des mots lourds de sens pour répondre aux inquiétudes des riverains.

“Dès demain, on va nettoyer au Karcher la cité. On y mettra les effectifs nécessaires et le temps qu’il faudra, mais ça sera nettoyé […] Ceux qui ne respecteront pas la loi, on les tapera dur. Ceux qui veulent s’en sortir, on les aidera fort.”

“Casse-toi, pauv’ con”

En 2008, pour sa première visite au salon de l’Agriculture en tant que président de la République, Nicolas Sarkozy fait une entrée fracassante. Alors que son prédécesseur Jacques Chirac y bénéficiait d’un statut quasi divin, un homme refuse de lui serrer la main s’exclamant “Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis !” Sarkozy se fend d’un “Casse-toi, pauv’ con !” qui fera le tour du web.

Benjamin Derveaux – Les Inrocks – Source