Bannir les pesticides du jardin et du balcon

En ville, balcons fleuris et jardinières sont un refuge pour les insectes.

Que faire ?

Sevrer définitivement ses fleurs, ses légumes et ses arbres. Ce qui revient à écarter de sa liste de courses les engrais chimiques, les insecticides et autres fongicides de synthèse supposés « soigner » les plantations du jardin, du potager et des balcons.

Car les agriculteurs adeptes des pratiques prônées par la FNSEA, syndicat agricole productiviste, et par les coopératives ne sont pas les seuls responsables de l’empoisonnement du milieu naturel, même si les quantités qu’ils répandent ne sont évidemment pas les mêmes que celles utilisées par les jardiniers.

Pourquoi ?

Les agriculteurs bio en font la preuve sur plus d’un million d’hectares en France : les pesticides ne servent pas à grand-chose. Dans les villes et les banlieues, où se comptent un grand nombre de balcons fleuris, de jardinières à aromates et de potagers, les pesticides contribuent à empoisonner les petits mammifères, les oiseaux et les insectes, notamment les abeilles qui cherchent un refuge. Enfin, ces produits sont dangereux pour ceux qui les utilisent et pour la biodiversité.

Autre raison de fuir ces potions ainsi que les engrais chimiques : ils empoisonnent durablement les sols et contribuent à dénaturer ou à changer les qualités organoleptiques des légumes et fruits récoltés. Et puis, quitte à se donner un peu de mal pour produire une partie de son alimentation, mieux vaut s’offrir une nourriture plus saine que celle de la grande distribution.

De plus, s’agissant du fleurissement du balcon ou du jardin, il faut en finir avec la hantise de la petite tache noire ou jaune sur la feuille d’un rosier ou d’une pivoine qui en gâcherait la beauté. Trop de maniaques de la perfection, laquelle n’existe pas dans la nature, s’empoisonnent et empoisonnent leurs lopins avec des pesticides « tous usages » (les pires) et des herbicides.

Et, heureusement, il existe de plus en plus de produits étiquetés « culture biologique », pas plus chers que les autres, et qui respectent la terre, la faune et le consommateur. On peut les trouver dans les bonnes jardineries, répondant à une demande croissante de produits de qualité et respectueux de la nature parmi les jardiniers professionnels comme amateurs.

Comment ?

  • www.generations-futures.fr, tout ce qu’il faut savoir sur les pesticides.
  • www.botanic.com, chaîne familiale qui a banni toutes les préparations « non bio » de ses magasins, et a collecté l’année dernière 4 tonnes de pesticides de jardin dangereux auprès de sa clientèle.

Claude-Marie Vadrot Article paru dans Politis n° 1347

Couv Politis 1347