Entracte …

J’ai assisté ce dimanche 21 mars 2015, au milieu d’une salle à moitié vide, à un ersatz de pièce qui normalement devait être un psychodrame.
Il y eu très peu de communication autour de ce qui devait être un évènement majeur permettant de comprendre le texte des acteurs jouant sur les arcanes d’une société en déclin pour les uns, en essor pour d’autres. Certes quelques bafouilleurs décrivirent quelques jours avant la pièce, que pourtant ils n’avaient pas vue, usant, abusant parfois, d’une narration à la frontière de la science-fiction, aux arguments dramatiques pour certains, avec de nombreuses prédictions incantatoires pour d’autres, enfin, certains reliant, on ne sait trop ni pourquoi ni comment, vision personnelle et actes qu’ils réunissent au travers d’un kaléidoscope amalgamant expériences personnelles au sort des acteurs du premier acte d’une pièce pourtant toujours en attente d’auteurs.

Pour présenter une déclinaison d’une pièce largement connue et mainte fois présentée à la population depuis des décennies, plusieurs auteurs se sont mis à la tâche. Malheureusement devant leur désaccord sur les solutions à trouver, la pièce n’est ni un psychodrame ni une utopie, ni espérance ni récession sociétale, encore moins présentant un début de directives aux acteurs, puisque les auteurs chargés de diffuser un message, qui, bien que connaissant la musique, sont bien en peine d’aligner un contenu à leur histoire, permettant de terminer la pièce.

Ainsi, à l’entracte, si nous avons bien des acteurs dont certains ont le trait de caractère bien typé alors que nous sommes toujours dans l’incertitude du jeu réel de certains autres, il nous est demandé de revenir dimanche prochain pour connaître la suite de la pièce.

À mi-parcours il nous semble toutefois possible d’esquisser, non pas la morale de cette pièce, ce qui serait à titre personnel, nettement prétentieux, mais envers la pièce jouée, il nous semble possible sans pourtant être devin, d’esquisser disais-je, à la final la venue de tous les acteurs bien alignés au bord de la scène,  saluer au soir du 29 lorsque les rideaux des isoloirs seront tombés, affectant rondeurs et facondes avant de disparaitre en coulisse,  contribuant une fois de plus au discrédit de leur attribution.
MC