Les causes de « ghettos » en France

Le premier ministre Manuel Valls avait lancé un mot fort « apartheid » quelques jours après les sanglants attentats de Charlie hebdo et de la porte de Vincennes. Des politiques et des journalistes ont conjointement analysés la valeur de ce mot et ils conclurent que le moment n’était pas de crisper plus avant les questions de la laïcité et du communautarisme, mais bien de s’attaquer a une véritable politique de la ville depuis trop longtemps délaissée.

Reste qu’il faut bien se rendre à l’évidence, les différentes politiques de la ville menée ont repoussé les plus pauvres toujours plus loin des centres-villes et des moyens de transport. Bien souvent, politiques de la ville et d’éducation prioritaire ont eu comme effet pervers de contribuer à des concentrations ethniques et claniques, mettant en cause l’intégration.

Plus d’un tiers des municipalités assujetties à la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) ne remplissent toujours pas leurs obligations de construction de logements sociaux. Et les aides au logement ont d’abord bénéficié aux offices HLM qui ont organisé la répartition ethnique dans les logements sociaux, comme le dénonce le maire PS de Sarcelles, François Pupponi. Pour illustrer ce débat, nous sommes allés dans deux villes de banlieue, à Grigny, où l’on parle volontiers d’« apartheid » de fait, et à Stains, où l’on dénonce plutôt un « abandon » qui condamne les initiatives locales.

Pour suivre ce dossier comprenant 3 articles long mais tellement argumentés que je vous engage à les lire jusqu’au bout:

  1. Grigny 2 : partir de là, à tout prix.

  2. Stains une ville à l’abandon.

  3. Comment réparer la fracture ?

  4. La cité des 3000, oubliée de la République