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2014 est mort, vive 2015 !

Peu de personnes regretteront l’année 2014 et son aggravation de la situation sociale en France, en Europe, dans le monde. Les conflits cultuels s’y sont multipliés pour la plupart à partir de la religion islamique, mais de là à stigmatiser systématiquement les populations arabes, il y a beaucoup de précautions à prendre.

2014, a vu le monde financier s’enfoncer dans le rouge, mené par des cartels très organisés tirant profit de la situation de la déflation actuelle.

La récession économique est très pénalisante pour 99 % de la population mondiale.

Après huit ans de crise, l’austérité n’a fait ses preuves nulle part. Les peuples subissent actuellement, jusqu’au jour prochain où l’aspiration à vivre dignement portera la révolte dans les rues.

Dans l’ombre d’un libéralisme qui se pense tout-puissant, d’importants mouvements sociaux spontanés éclosent aux quatre coins de la planète.

  • Aux États-Unis pour la défense des droits civiques.
  • Au Mexique contre la corruption politique.
  • En Europe, pour rejeter l’austérité.
  • La Belgique a connu en décembre 2014 une grève historique. Les raisons du courroux s’ancrent dans les reculs sociaux que le gouvernement ultraconservateur et le patronat veulent imposer : allongement de la durée du travail, retraite à soixante-sept ans, etc.
  • L’Italie été paralysée également en décembres, par une grève générale contre la libéralisation à marche forcée du licenciement.
  • En Grèce, comme en Espagne, la colère bout contre l’interminable cure austéritaire, au point que les effervescences sociales alimentent l’éclosion d’alternatives politiques.

Ces mouvements ne sont pas reliés entre eux, et leurs éclosions proviennent rarement d’organisations syndicales ou de partis politiques, leurs départs sont le plus souvent spontané … avant une récupération par certains mouvements diverses, mais tous ont quelques points communs:

  • Le rejet d’une conception du pouvoir qui ne parvient plus à les représenter,
  • Le retour d’une pensée politique et sociale en lieu et place de la primauté budgétaire,
  • L’aspiration à une société solidaire,
  • La recherche d’issues qui parfois s’incarnent dans le « faire » plus que dans les discours, comme en témoigne la révolution des escaliers colorés en Algérie
  • La reprise en main par la population, en Grèce, d’un système de santé à l’agonie.
  • Le désir de changement n’a pas été emporté par la bourrasque libérale.

D’ailleurs, si l’on en croit un récent sondage CSA, l’idée de révolution est une notion « positive » pour 57 % des Français

Oui, avec 2015 se lèvent « de l’Est à l’Ouest », un vent nouveau de révolte se confrontant à une société tellement libéralisée qu’elle devient tel un système dictatorial un système qu’il faut abattre au profit d’une société où la solidarité, le respect de l’être humain conjugué au respect de la nature, apportera le bien-être à tout à chacun, le rayon de soleil, la liberté de penser et de vivre dignement du travail que l’on réalise.

Vive 2015 et ses espoirs.

MC (d’après un éditorial de Paule Masson/Huma 16 décembre)