Allo Medef, que désirez-vous !

Au Medef, Valls promet une simplification administrative “dans tous les domaines”

Pourquoi se gêner maintenant qu’il a un gouvernement taillé à sa botte ultralibérale. MC

Certaines formalités excessives sont aussi coûteuses et pénalisantes. Nous nous y attaquons : une charte du contrôle fiscal entrera bientôt en vigueur, un médiateur sera mis en place aux côtés du Conseil de la simplification”, coprésidé par Laurent Grandguillaume et Guillaume Poitrinal.

C’est l’une des annonces du Premier ministre, Manuel Valls, lors de son intervention devant l’université d’été du Medef, mercredi 27 août après-midi, au lendemain de l’annonce de la composition de son nouveau gouvernement.

Nous allons faire voter une loi comprenant de nombreuses mesures de simplification, a-t-il promis. De même, 50 autres mesures sont en train d’être mises en œuvre dans le bâtiment et la construction, secteur vital pour l’économie qui est en grande difficulté.”

Et d’insister : “Il faut libérer les entraves, recréer un climat de confiance. Ce qui doit être changé, y compris dans la loi, sera changé car je veux que les entreprises puissent investir aux côtés des collectivités territoriales pour les grandes infrastructures.”

Manuel Valls souhaite “une simplification systématique dans tous les domaines. Cela inclut le code du travail bien sûr, mais suppose une méthode sur laquelle je serai extrêmement vigilant”. “Il faut tout faire pour que les entreprises n’aient pas d’entraves administratives à l’embauche”, a encore martelé le Premier ministre.

Dures économies…

Manuel Valls a défendu l’action de l’exécutif depuis deux ans : réforme de l’État, des collectivités territoriales et notamment “cette impossible réforme des régions que nous sommes en train de faire et qui aboutira”, ou encore la réforme du système de santé. “Cela illustre notre détermination à réduire les dépenses publiques et donc à baisser les déficits et les impôts. Nous ne dévierons pas de ce cap, c’est ma mission”.

Cela n’est pas facile de faire des économies, a-t-il poursuivi, je pense notamment aux collectivités territoriales. Je vois le débat concernant les économies demandées dans les CCI [chambres de commerce et d’industrie, ndlr]. Nous sommes tous favorables à la réduction des déficits et des économies, mais jamais pour soi-même… Nous devons privilégier l’investissement, c’est ce que demandent les collectivités territoriales. Mais j’ai une conviction : nous devons baisser notre dépense publique, réduire la dette, il en va de l’avenir de notre pays.”

Raphaël Moreaux – Acteurs Publics – Permalien