Crash en Ukraine, un autre avis

Un avion qui s’écrase avec trois cents personnes à bord, c’est toujours une tragédie.

Les circonstances particulières de cette catastrophe en augmentent le caractère dramatique puisqu’il ne s’agit plus d’un « accident » mais d’un « dégât collatéral » de la guerre qui secoue l’est de l’Ukraine.

Mais, au fond, il n’y a que deux conclusions à en tirer :

  • la première, c’est qu’il est scandaleux que des compagnies aériennes continuent d’envoyer leurs appareils au-dessus d’une zone de guerre ;
  • seconde, c’est qu’il est urgent que l’on trouve une solution à ce conflit.

Au contraire, les médias ont centré leur couverture sur l’enquête en se demandant qui a fait le « coup » ? L’intérêt de cette question serait évident si le tir avait visé délibérément un avion civil. Il semble que le missile sol-air soit parti des lignes des rebelles pro-russes, armés par la Russie. Mais, quoi qu’il en soit, il est très improbable que les coupables aient voulu abattre un avion de ligne.

On ne peut pas traiter une affaire qui a lieu dans une zone de guerre comme s’il s’agissait d’un attentat ou d’une catastrophe dont il faudrait chercher les causes techniques ou humaines.

Denis Sieffert – 18 juillet 2014 Politis N° 1312 – Permalien

Voilà bien une autre façon appréhender  l’événement dramatique. Cela parait insolite, déplacé et pourtant, n’est-ce pas une question de bon sens ? MC