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Que chaque spectateur (téléspectateur) des parades militaires du 14 juillet pense qu’une armée n’est pas là que pour faire le défilé  … MC

Gaza sous les bombes

La rue n’en finit plus de porter ses cercueils. Depuis la mort des trois jeunescolons israéliens, les bombes pleuvent sans distinction sur Gaza : « Quelle horreur! écrit Ziad Medoukh, responsable du département de français à l’université Al Aqsa, dans l’un de ses billets quotidiens. « Les raids ont touché plusieurs maisons, écoles, usines, centres, bâtiments, et terrains agricoles dans toutes les Villes de la bande de Gaza.

http://youtu.be/XlHnWhmu0Dk ce n’est pas un jeu vidéo …

Cinq maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles. Nous assistons à une vraie scène de guerre : bombes, missiles, morts, blessés, destruction massive et horreur. Et ça continue ! » Le 08 juillet 2014, 12 Palestiniens ont été tués et plus de 70 blessés dans des raids israéliens sur l’enclave, selon les services d’urgence. L’opération « Haie de protection » vise officiellement à mettre fin aux tirs de roquettes du Hamas depuis Gaza qui ont blessé, lundi (07 juillet 2014), deux Israéliens.

Sous la pression de l’extrême droite, le débat s’intensifie dans les cercles de la défense israélienne autour d’une offensive terrestre dans les semaines à venir. 40 000 réservistes ont été rappelés si ce scénario venait à se préciser.

Les négociations pour parvenir à un cessez-le-feu semblent vouées à l’échec

Hier matin, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, rencontrait les chefs d’état-major à la Kirya, le siège de l’armée à Tel-Aviv. À l’issue, de cette réunion, la déclaration de Moshe Yaalon, le ministre israëlien de la Défense, laissait entrevoir une opération intensive et de longue durée : « Nous avons frappé fort et frappé des dizaines d’objectifs terroristes du Hamas au cours des dernières heures, l’armée israelienne poursuivra ses efforts et infligera un très lourd tribut au Hamas, nous ne tolérerons pas les tirs de roquettes sur les communautés israéliennes, et nous nous préparons à étendre l’opération par tous les moyens à notre disposition jusqu’à l’anéantissement du Hamas. »

Dans ce contexte, les négociations pour parvenir à un cessez-le-feu entre la mouvance islamiste et Tel-Aviv par l’entremise des services secrets égyptiens semblent vouées à l’échec. Les brigades Ezzedine Al Qassam, la branche armée du Hamas, n’ont d’ailleurs pas hésité à prévenir que le ciblage de maisons par l’armée israélienne constituait une « ligne rouge » : « Si cette politique ne cesse pas, nous répliquerons en élargissant le cercle de nos cibles au point de surprendre l’ennemi. »

En clair, le Hamas pourrait frapper au-delà des localités du sud d’Israël, situées dans un rayon de 40 kilomètres autour de la bande de Gaza. Après la mort de deux enfants et cinq adultes dans le bombardement de leur maison à Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, le message a d’ailleurs été confirmé par le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri: « C’est un crime de guerre horrible, et tous les Israélienssont devenus désormais des cibles légitimes pour la résistance. »

Malgré la formation d’un gouvernement d’union début juin, le risque est grand pour les Palestiniens de renouer avec le concert de voix discordantes. Au sein même du Fatah, la coordination sécuritaire avec Israël a de nouveau été l’objet de vives critiqués lors d’un comité central, la semaine dernière.

La Ligue arabe a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, exhortait hier la communauté internationale à « intervenir immédiatement pour arrêter la dangereuse escalade qui pourrait provoquer davantage de destruction et d’instabilité dans la région ».

Seule la Ligue arabe a pour l’instant répondu à l’appel en demandant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. À l’heure où Tel-Aviv menace d’intensifier ses attaques, le journaliste israélien Gideon Levy pointe l’isolement des Palestiniens : « Aucun État arabe n’est derrière eux et le monde fait preuve de son peu d’intérêt. »

De fait, le président américain Barack Obama s’est contenté d’appeler à la « retenue », autrement dit de détourner le regard. Si Gideon Levy ne croit pas au déclenchement d’une troisième Intifada, il convient que le climat de vengeance et de haine est susceptible de dégénérer : « Un seul incident peut faire perdre le contrôle (aux dirigeants palestiniens – NDR). ».

Lina Sankari – L’Huma quotidien


Une autre version … celle que véhiculent les médias avec complaisance. MC

Sous les roquettes, je soutiens Israël plus que jamais

En visite à Tel-Aviv, une Juive américaine raconte le quotidien des alertes, à chaque tir de roquettes depuis Gaza. Une situation qui ne fait que renforcer la décision de sa fille de s’engager dans l’armée israélienne.

Les sirènes se mettent à hurler le soir à 7h19. J’attrape mes clés et mon téléphone et envoie un message à mon mari à Chicago: « Sirènes à Tel-Aviv ». « Viens, maman », me lance ma fille de 18 ans en s’escrimant à ouvrir la porte de l’appartement. Hier encore, j’assurais à une amie en Allemagne que Tel-Aviv était loin de toutes les violences qu’elle voyait à la télévision.

Si nous sommes à Tel-Aviv, c’est parce que ma fille, qui vient de finir le lycée à Chicago, veut se porter volontaire pour s’engager dans l’armée israélienne. Au milieu des sirènes, nous dévalons l’escalier jusqu’au palier du deuxième étage du bâtiment où nous louons un appartement. Comme il s’agit d’un immeuble Bauhaus, qui date des années 30, il ne possède pas d’abri anti-aérien. Dans le courriel envoyé par notre loueur, « l’avertissement contre les menaces conventionnelles” disait que nous avions 90 secondes pour parvenir à une zone de refuge comme ce palier.

Tous les résidents se retrouvent là. Certains parlent anglais, nous discutons. Tout le monde s’active sur son clavier de téléphone.

C’est donc ça, vivre en situation de guerre ?

Annette Gendler – Courrier international – permalien

Non madame la guerre est faite par des financiers qui se moquent des civils. MC

 Les médias et Israel