La gréve à la SNCF et les médias

Sncf Gréves Babouse

Babouse a son explication sur la non intervention des « forces de l’ordre » et du rôle des médias chargés de discréditer le mouvement de grèves, en sélectionnant les usagers fâcheux … Si les interrogés le disent c’est que la grève est mauvaise mais aucune explication sur la raison de la grève … A méditer  MC


Le Parlement valide l’ éclatement de la SNCF

Les députés ont adopté hier le projet de réforme ferroviaire sans le vote des parlementaires Front de gauche, qui se sont prononcés contre. Un millier de cheminots se sont rassemblés à Paris.

Le 24 juin 2014, les députés ont adopté le projet de loi de réforme ferroviaire par 355 voix pour, 168 contre et 27 abstentions. Les députés PS, UDI et Verts ont voté pour. Le Front de gauche s’est prononcé contre, la majorité des députés UMP aussi.

Lors de l’examen du texte, les parlementaires ont adopté plusieurs amendements dont un du groupe Front de gauche visant à faire de la SNCF « l’employeur unique » dans le futur système qui, loin de réunifier la SNCF et RFF, crée trois établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic). Les députés ont également adopté un amendement du groupe écologiste entérinant « le caractère indissociable et solidaire » des trois entités. Pour autant, la question de la dette du système ferroviaire, qui pèse plus de 40 milliards d’euros, reste entière. Ni le projet initial ni le texte amendé n’évoquent le désendettement du rail, affichant tout juste la volonté de « stabiliser le montant de la dette ». « La question de la dette n’a pas été réglée » a réagi André Chassaigne, le chef de file des députés Front de gauche. « Les gains de production pour que la dette n’augmente pas auront des conséquences sur les salariés, les usagers et les investissements », a-t-il ajouté. En conséquence, son groupe a voté contre le texte qui poursuivra son parcours au Sénat pour une lecture unique les 9, 10 et 11 juillet prochains.

À quelques pas de l’Assemblée nationale, sur l’esplanade des Invalides à Paris, un millier de cheminots se sont rassemblés hier.

La quasi-totalité des assemblées générales de cheminots ont voté la reprise du travail, au terme de quatorze jours d’une grève reconductible de grande ampleur. « Nous reprenons le travail à contrecœur, mais pas résignés, nous nous battrons lors des négociations sur la convention collective et le décret socle », explique Nicolas Scherrer, agent d’équipement.

Mais pour Matthieu Bolle-Reddat, de la CGT cheminots de Versailles, c’est l’amertume qui prime. Car si « la bataille sur le cadre social n’est pas terminée, la plus symbolique, celle de la structure de notre entreprise historique, est perdue ».

Marion D’Allard