Ci-Git le service public de distribution postale.

Un tout petit reportage entendu jeudi 09 janvier 2014 sur ITélé, passé trop rapidement et entre deux événements plus importants, à pourtant attirer mon attention.

La vidéo ITélé Explicative (à sa manière bien évidemment)

Le journal « Le Parisien » relatait que les utilisateurs dans un sondage organisé et commandé par la poste, il ressortait en conclusion que la distribution du courrier ne se fasse plus que sur cinq jours au lieu de six actuellement.

Cette Info m’a fait bondir et réagir.

Nous sommes bien dans un de ces paradoxes que la société et ses multiples sondages, « sondeurs et sondés » sont en train de produire avec une régularité déconcertante, abreuvant le public chaque jour qui passe, sans qu’un recoupage généralisé des informations soit effectué qui permettrait de laisser apparaître d’énormes failles et divergences dans les réponses enregistrées.

Notons dans ce sens que les « sondés » sont capables d’exiger ou d’approuver l’ouverture des magasins le dimanche (voire la nuit) et dans le même temps « conseil » pour restreindre le déficit de la poste que ces préposés ne travaillent plus que cinq jours au lieu de six.

Nous ne croyons pas à l’innocence d’un tel sondage et questionnements, ils correspondent à une volonté de destruction du service public selon « les directives » dictées par Bruxelles, exigeant leur ouverture à la concurrence.

Ne nous y trompons pas, à partir du moment où l’idée faisant son chemin, on commence à dire qu’il est possible de supprimer une journée de travail pour effacer une partie du déficit, les mêmes personnes consultées suggérerons très rapidement qu’il faut céder le service postal à des entreprises privées du type Fedex, TNT, etc. Voilà qui sonnera le glas du service public postal.

Dans le même temps, l’usage immodéré du numérique, oblige à constater que l’écriture papier, le bon de commande, la facture sont de plus en plus absents dans la distribution du courrier.

Alors quid du service public postal, bien malin qui peut en prédire l’avenir.

En tout cas ce n’est pas l’apport financier de la distribution de la publicité local par les préposés – Publicité dont d’ailleurs plusieurs personnes interdisent le versement dans leur boîte aux lettres au principe et on peut les comprendre, que la publicité contribue à la déforestation induit par la fabrication du papier utilisé – qui compensera les pertes financières d’un service qui autrefois rappelons-le, s’appelait poste télégramme téléphone – PTT – ce qui permettait à l’ensemble de compenser financièrement les services en juste équilibres ou déficitaires, grâce à ceux rentables, en assurant à tous les usagers le même service. Ça s’appelait la péréquation.

Dans le même temps un sondage trouvé sur « INTERNAUTE.COM »

Je vous invite à lire au moins la 1er question qui me semble contestable dans sa formulation, autoguidage de la réponse dans le OUI introductif (Oui, les services de la Poste ne sont pas à la hauteur), même si nous avons eu tous un jour a pester contre une erreur, un retard, une maladresse, ou après un préposé mal luné comme chacun peut l’être un jour ; c’est un service qui fonctionne efficacement.

Sondage posteRappelons-nous qu’il est toujours beaucoup plus facile de répondre « oui » à une question, que »non ».

La raison est simple ; le « oui » est instinctif, il évacue, débarrasse d’avoir à penser, le « non » est restrictif et par conséquent plus compliqué a formuler, en premier il faut réfléchir à tous les tenants et les aboutissants induits dans la question, en second il faut argumenter les raisons – quelquefois personnelles ou sociétales – nous poussant à contester la question ou la phrase entendue ou lue.

MC

L’enquête qualité sur la distribution du courrier (en PDF)  Enquete_Poste _distriCourrier-2 –  Notez que cette enquête est close depuis le 30 avril 2013