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La démonstration la plus significative de « la confiscation » par l’État Israël des ressources en eau à son seul profit, comme arme de guerre contre les palestiniens qui en sont privés par désaccord internationaux inégalitaires. Dans cet esprit l’eau est bien une arme de guerre.

Loin de nous l’idée de condamner la population israélienne dans son ensemble, mais bien de dénoncer le comportement guerrier des dirigeants de l’État israélien, qui ne respecte en rien les accords internationaux, sans pour autant subir aucune pression internationale.  MC


L’eau est au cœur d’enjeux géopolitiques aux quatre coins du monde. Un des exemples les plus flagrants, le « conflit de l’eau » qui se joue entre Israël, les Palestiniens, le Liban et la Syrie. Au cœur de ce conflit, le fleuve Jourdain constitue un bassin vital dans une région à fort déficit hydrique. La « guerre territoriale » menée par Israël contre ses voisins (Liban et Cisjordanie notamment) s’apparente à une guerre de l’eau pour assurer une ressource durable pour son territoire.

Concernant le conflit israélo-palestinien, il faut se rappeler que les accords d’Oslo de 1993 contenaient un volet sur la répartition de la ressource en eau. Ce partage fut établi de manière très incomplète, n’intégrant pas le Jourdain, auquel les Palestiniens n’ont pas accès. Ces accords furent aussi injustes, car ils ont abouti à ce que les Palestiniens n’exploitent que 10% de l’eau disponible sur le territoire ! À cet inégal partage « historique » s’ajoute une stratégie israélienne pour empêcher les prélèvements palestiniens (mur de séparation, destruction des puits privés) et un frein administratif, souvent arbitraire, pour l’installation d’équipements (réseaux, assainissement).

Comme force occupante. Israël contrevient aux règles internationales en priorisant l’alimentation des colons présents en Cisjordanie par temps de sécheresse. Il faut savoir que 450.000 colons israéliens sur ce territoire utilisent plus d’eau que 2,3 millions de palestiniens !

L’enjeu de l’eau, entre Israéliens et Palestiniens, revêt donc un caractère politique qui doit faire l’objet de renégociations immédiates. Cette « guerre de l’eau » devient aussi un problème humanitaire et environnemental : par exemple, la surexploitation de l’aquifère côtier alimentant la bande de Gaza provoque une salinité des eaux et pourrait rendre inexploitable cette ressource, vitale pour le territoire le plus dense du monde.

Il est difficile d’envisager une paix durable dans cette région sans que cet enjeu crucial de l’eau ne soit renégocié, avec l’appui de la communauté internationale.

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Article « tiré » d’un livret sur l’eau, consultable sur ce blog  – CLIC –.