Sur la prostitution.

Mon libre jugement me permet de dire en toute franchise que cette polémique est nulle et surtout que ce n’est pas en responsabilisant les clients que l’on va retirer toute la prostitution visible. Car en vérité quelle mascarade, en exerçant le plus vieux métier du monde, femme ou homme répondent à une demande. Brassens avait très bien analysé le comportement des deux protagonistes auteurs d’un amour tarifé.

Métier assumé librement par certaines femmes et hommes, et hélas subit par d’autres et là le maquereau proxénète est condamnable, l’obligée doit être aidée (mais qu’en sera-t-il si elle est sans papier ?).

D’autre part, encore faudrait-il définir ce qu’est vraiment la prostitution ?

N’est-ce pas aussi cet intrigant qui profite des largesses de certaines femmes ou hommes, de ces femmes vendant beauté et jeunesse en s’allongeant devant le moindre cadeau d’un vieux môssssieur fortuné. Le roturier ou la roturière s’accoquinant avec le môssssieur ou la mâdame au pouvoir d’achat bien au-dessus de la moyenne pour exister et souvent ne pas travailler à l’usine ou dans des bureaux, ou encore de celles qui « ont fait un beau mariage » comprendre qu’elles avaient pas un rond et en épousant môssssieur se retrouve a donner des ordres à nombres de valets, nurses cuisinières ou intendante … Le quotidien des affaires scabreuses du genre « Bettencourt-De Maistre » pour ne citer que celui-là ou plus lisiblement le fond de commerce des « Gala », « Gloser », etc. Sans parler de ces ex-miss extraites de leur ruralité, mises chair fraiche, sur un marché concurrentiel.

Je vais même plus loin en préconisant de rouvrir en légalisant les maisons closes existantes, aujourd’hui clandestines … mon oeil ! Peut-être que, même moi qui ne suis pas « consommateur » de ces dames tarifées, irait y faire un tour. MC

Prostitution : 73 % des Français pour la responsabilisation des clients

Près de trois quarts des Français estiment que la lutte contre la prostitution passe d’abord par la responsabilisation des clients, et seulement une minorité se prononce pour une amende, selon un sondage TNS Sofres pour le ministère des droits des femmes publié mercredi 30 octobre.

Selon ce sondage, 73 % se disent tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec l’idée que la lutte contre la prostitution passe aussi par la responsabilisation du client : ce chiffre passe à 78 % chez les sondées féminines, à 82 % pour les moins de 35 ans.

Parmi les différentes possibilités de responsabiliser les clients, l’idée d’une amende ne fédère que 22 % des personnes interrogées. Les 18-24 ans y sont les plus favorables (37 %). Ils sont plus nombreux à pencher en faveur d’« un stage d’une semaine pour comprendre les méthodes des proxénètes et le trafic des êtres humains » (38 %) et en faveur d’une publicité dans la presse qui permette de sensibiliser sur le fait que le corps humain n’est pas une marchandise (31 %).

« LES 343 SALAUDS »

Ce sondage est rendu public peu après la publication du « manifeste des 343 salauds », du mensuel Causeur, qui s’oppose à la sanction des clients de prostituées, que ce soit par une amende de 1 500 euros ou un stage de sensibilisation.

A travers cette pétition, dont le titre fait référence à deux slogans historiques de la gauche militante, les signataires dénoncent une proposition de loi qui « humilie les femmes ». Seuls 19 signataires ont été rendus publics, parmi lesquels l’écrivain Frédéric Beigbeder, le journaliste Eric Zemmour, l’écrivain François Taillandier, ou encore l’avocat Richard Malka, qui a défendu entre autres Dominique Strauss-Kahn.

Une proposition de loi visant à es clients par une amende ou un stage de sensibilisation sera discutée le 27 novembre à l’Assemblée nationale. Défendue par le groupe socialiste, elle est soutenue par l’UMP, l’UDI et les communistes et fait suite à une résolution rappelant la position abolitionniste de la France votée en décembre 2011.

Faut-il abolir la prostitution ?

Le Monde.fr,

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Autre vision par Libération

Les députés ont commencé leurs auditions en vue de l’examen de la proposition de loi sur la pénalisation du client.

Première audition ce jeudi : une capitaine de gendarmerie plutôt sceptique.

Elle embête les députés, cette capitaine de gendarmerie, à répéter qu’elle trouve « suffisant » et « cohérent » l’arsenal juridique français actuel de lutte contre le proxénétisme et le trafic d’êtres humains. Karine Béguin, chef du département investigations de la lutte contre la cybercriminalité, qui s’occupe notamment du proxénétisme sur Internet, était entendue ce mercredi à l’Assemblée nationale par la commission chargée d’examiner la proposition de loi « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel ». Proposition de loi déposée par la députée socialiste Maud Olivier, qui entend notamment supprimer le délit de racolage passif créé en 2003 par Nicolas Sarkozy et faire de l’achat d’acte sexuel une infraction, la fameuse «pénalisation» des clients. Deux idées qui ne semblent guère emballer Karine Béguin.

Arguments à l’appui.

Poliment, la capitaine de gendarmerie tente d’expliquer que la suppression du délit de racolage risque de compliquer considérablement le travail des enquêteurs sur Internet. Elle raconte que ceux-ci travaillent notamment grâce à la technique du pseudo, se faisant passer pour potentiels clients sur les réseaux. Mais qu’ils ne cherchent pas in fine à coincer les prostituées « mais leurs proxénètes ». « Le délit de racolage nous permet de mettre en garde-à-vue les prostituées pour obtenir des informations pour éventuellement remonter jusqu’aux proxénètes. » Elle n’engage pas de procédures contres les prostituées, dit-elle.